SCÈNE IX. - Les précédents, THÉRÈSE
. M. de veusac. — Ah! voici la belle Thérèse. Bonjour, charmante et future baronne. Mais quel nom, quelle qualité donnerons-nous au beau- Dure?
SÉdaim:, j "j
MORIN. — D'honnête homme
MORiN VILLE. — Cc n'est pas là une qualité.
LA MORiNiÈRE. — Qui est-ce qui ne l'est pas ? Demandez plutôt. Il n'y a personne ici qui ne le soit.
M. DE VERSAC. — Papa Morin, n'avez-vous pas servi? N'avez-vous pas été autrefois dans le service?
MORIN. — J'ai tiré à la milice, et voilà tout.
M. DE VERSAC. — Hé bien 1 ancien militaire : mettez, mettez ancien miliiaire. Ah, belle Thérèse! lorsque je serai obligé d'aller à la cour, mon château ne pourra jamais être mieux gouverné que par vous; vous y aurez vos amusements et moi les miens; voulez-vous les connoltre? (Cependant le tabellion écrit, et de temps en temps le militaire s'approche; le procurenr dit : <■( Mettez à la marge, serres la ligne, ou mettra un renvoi, etc. » Morin écoute, et rêve.)
ARIETTE
Courir les bois, courir les plaines, £st le plaisir le plus charmant, La trompe en main, le nez au vent; Quand nos peines
Ne sont pas vaines, C'est le plaisir le plus charmant,
Le plus charmant.
La nuit arrive, vite à table, Que le vin coule à grands Ilots; Auprès d'une femme aimable, La gaieté dicte le propos : Mais si la belle aime le repos, Serviteur à l'adorable, Serviteur à l'adorable; Laissez-nous parmi les pots,
Femme estimable, Laissez-nous parmi les pots.
Noyer la raison dans les flots
De ce jus délectable.
Courir, etc.
Voici, ma belle Thérèse, voici ma petite façon de penser; dites-moi la vôtre.
THÉRÈSE. — Elle ne vous satisferoit pas; mais mon père, le souper est prêt, et demain on feroit ce contrat aussi bien qu'aujourd'hui.