ACTE II, SCÈNE VII
MOBiN. — Je parie que cet honnête homme est celui à qui appartient ceci.
MORiNviLLE. — Bon ! ne voilà-t-il pas de vos idées?
SAiNT-MORiN. — N'allez pas croire cela.
LA MORiNiÈRE. — Je VOUS jure qu'il n'y a rien de plus faux.
MORiN. — Je sais bien ce qu'il a dit, quelques mots qu'il a proférés, quelques discours qu'il a tenus, et que je vais éclaircir.
MORINVILLE. — Et si c'est lui, que prétendez-vous faire?
MORIN. — Remettre entre ses mains tout ce que je possède.
LA MORINIÈRE. — ToUt MORIN. — Tout.
MORINVILLE. — TOUt !
MORIN. — Tout.
MORINVILLE. — En vérlté , si vous n'étiez pas mon père, je ne sais pas ce que je ferois.
LA MORINIÈRE. — Et moi , 06 que je dirois.
SAINT-MORIN. — Bon l mou père veut rire.
MORIN. — Non, non, je ne ris point.
LA MORINIÈRE. — Eu supposant encore que ce soit lui, ce qui est faux et très-faux, vous seriez obligé tout au plus à rendre la somme, trouvée.
MORIN. — Ce ne sont pas là les conditions auxquelles j'ai accepté, ceci. Je vais le chercher.