SCÈNE XII. — LE VICOMTE, deux officiers du comte de garins
LE VICOMTE
ARIETTE
Mais voyez donc où cet amour l'entraîne? Contre ses feux la réprimande est vaine : Il n'entend rien, Je le vois bien , Il n'entend rien, 11 ne sent rien Que le poids de sa chatne.
Que l'amour qui l'entraîne.
LES OFFICIERS
Ah. auel bonheur.
308 AUCASSIN ET NICOLETTE.
Quelle grande nouvelle Vient ramener une paix fraternelle!
Destins charmants!
|., Pour ces amants
Quels changements, De leur tendre jeunesse Vont couronner l'ivresse!
SCËNE XIII. — LE VICOMTE, les deux orncinns; les deux solda i> font toujours leurs factions dans le fond de la scène, et se joigne:: au morceau de musique. , ..:
LES DEUX OFFICIERS, au vicomtc, ■ n
Ah, seigneur! , ■
Quel bonheur! /^
Félicité parfaite! . .
LE VICOMTE
Hé quoi donc?
LES OFFICIF.nS
Nicolette! ; ,■
LE VICOMTE
De Nicolette que dit-on?
L'auroit-on retrouvée?
LES OFFICIERS
Plût au ciel qu'on l'eût retrouvée !
LE VICOMTE
Plaise au ciel qu'elle soit sauvée
LT:S OFFICIERS
Tant pis.
LE VICOMTE
Tant mieux qu'elle soit sauvée,
LES OFFICIERS
Qu'elle soit retrouvée.
LE VICOMTE
Hé mais, hé mais, répondez donc!
De Nicolette que dit-on ?
LES OFFICIERS
Elle est la fille de Valence.
LE VICOMTE
De Bongars?
LES OFFICIERS
De Valence!
Ah, quel bonheur!
A irèsent Ancassin peut lui donner son cœur,
LE VICOMTE
Qui peut en donner connoissance?
Et qui peut l'assurer?