ACTE II, SCÈNE XIII
LES OFFICIERS.' '
C'est Valence lui-même; Il est venu le déclarer.
LE VICOMTE
Lui-même, lui, lui-même!
Il l'a juré sur son honneur, El de l'enlèvement on amène l'auteur.
TOUS, ET LES DEUX SOLDATS à part.
Sur son honneur !
Ah, quel bonheur !
Ail, quel bonheur extrême.
A présent Aucassin peut lui donner son cœur.
MARCOU, à Dredau. Ah, voici monseigneur! à ton poste.
BREDAU.
J'y suis.
Mais avec eux je ne vois pas son fils,
SCÈNE XIV. — LE COMTE DE GARINS, LE COMTE DE BONGARS, LE VICOMTE, LES deux officiers, les deux soldats factionnaires.
LE comte de GARINS, au vicomlc.
Ignorez-vous que Nicolette....
le vicomte.
Je sais, seigneur.
le comte de GARINS. • ^ ■
La pauvre enfant!
Comnient de leur amoyr parfaite Ai-je pu faire le tourment?
LE comte de BONGARS.
Ah ! comment de ma Nicolette Avez-vous donc fait le tourment?
LE comte de GARINS , au vicomtc.
Où peut être mon fils?
TOUS
OÙ peut être son fils?
Pour lui ce bonheur est sans prix.
LE VICOMTE
En partant, malgré ma prière, Il a tracé des mots adressés à son père.
LE COMTE DE GARINS
Et cet écrit, pourquoi ne le montrez-vous pas? Sans doute il va m'npprendre où se portent ses pas. (Illit.) Adieu, mon père, et pour toujours.
LE CHŒUR
Ciel 1
\ 310 AUCASSIN ET NICOLETTE.
LE COMTE DE GARINS
Ce sont les folles amours Qu'il avoit pour votre fille, Qui le perdent pour toujours.
LE COMTE DE BONGARS
Ce sont les folles amours Qu'Aucassin a pour ma fille, . Qui la perdent pour toujours
LE COMTE DE GARINS
Pourquoi me faire la guerre?
Et venir en téméraire Jusqu'aux portes de Beaucaire , ^ Répandre des flots de sang?
LE COMTE DE BONGARS
Pourquoi m'enlever ma fille Et du sein de sa famille Enlever un noble enfant, Une fille de mon sang?
LE COMTE DE GARINS
El Dourquoi me cacher que vous étiez son père'
LE COMTE DE BONGARS
Je craignois d'exposer une tête si chère.
LE COMTE DE GARINS
Vous me croyez donc inhumain
LE COMTE DE BONGARS
Ah! je tremblois pour son destin.