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SCÈNE III. —WILLIAMS, GUILLOT, LAURETTE, BLONDKL

ANTONIO

WILLIAMS

Je t'apprendrai à porter des lettres à ma fille.

GUILLOT

C'est de la part du gouverneur.

WILLIAMS

C'est de la part du gouverneur?

PLONDKL, à part.

Ah, si c'éloit ce gouvcrneuif

GUILLOT

Il m'a dit de lui remettve Cette lettre.

WILLIAMS

Ma filie écoute un séducteur!

Non, ma Laurette N'est point faite Pour amuser le gouverneur.

Et toi, et toi, Si tu reviens, c'est fait de toi.

GUILLOT

Ce n'est pas moi Qui reviendrai, non, sur ma foi.

WILLIAMS

Dis, dis à ce gouverneur Que ma Laurette N'est point faite Pour écouter un séducteur :

Monsieur, monsieur le gouverneur Me fait en ce jour trop d'honneur.

BLONDEL, à part.

Ah ! si c'étoit le gouverneur De ce château! dieux, quel bonheur f

GUILLOT

Mais, c'est monsieur le gouverneur.

■WILLIAMS

Eh! que me fait ce gouverneur?

Oui, sur ma foi.

Prends garde à toi.

fA Laurette qui paroît.)

Et toi, si jamais tu revois Ce séducteur.

Tu sentiras Si dans mon bras

Il est encor quelque vigueur.

BLONDEL

Si je pouvois! ah, quel bonheur!

(A part.) Mes bons amis, ne frappez pas.

Point de débats :

La paix, la paix, point de débatsl

LAUaETTE.

Mon père, hélas!

Je ne vois pas Le gouverneur.

BLONDEL

Ah, SI c'étoit ce gouverneur!

Ah, quel bonheur!

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