‹ Œuvres choisiesChapitre 390 sur 454 · ACTE I, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II

SCËNE II. — BLONDEL.

Oui, voilà des tours, voilà des fossés, des redoutes; c'est bien là un château fort; il est éloigné des frontières, dans un pays sauvage, au milieu des marais; il n'est propre qu'à renfermer des prisonniers d'État; on dit qu'on ne peut en approcher, nous verrons, on se méfiera moins d'un homme que l'on croira aveugle. Orphée, animé par l'amour, s'est ouvert les enfers; les guichets de ces tours s'ouvriront peut-être aux accents de l'amitié.

AKIETTE.

0 Richard! ô mon roi! . ^

L'univers t'abandonne; Sur la terre il n'est que moi Qui s'intéresse à ta personne :

Moi seul dans l'univers

Voudrois briser tes fers, Et tout le reste t'abandonne.

Et sa noble amie.... Ah! son cœur "^ Doit être navré de douleur.

0 Richard! ô mon roi!

L'univers t'abandonne, etc.

Monarques, cherchez des amis Non sous les lauriers de la gloii-e, Mais sous les myrtes favoris Qu'offrent les filles de Mémoire.

Un troubadour Est tout amour,

Fidélité, constance.

Et sans espoir de récompense.

0 Richard! ô mon roi!

L'univers t'abandonne; Et c'est Blondel, il n'est que moi Qui s'intéresse à ta personne.

Mais j'entends du bruit, remettons- nous et reprenons notre rôle.

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