‹ Œuvres choisiesChapitre 441 sur 454 · SCÈNE IX. — ISAURE, VERGL · texte numérisé non relu

SCÈNE IX. — ISAURE, VERGL

VERGI

Non, jamais rien de plus horrible N'a frappé mes regards surpris :

Quel spectacle hideux et terrible !

Trois corps et sanglants et meurtrig.- Trois têtes sont réunies Sur de funestes plateaux.

J'ai lu, j'ai lu ces mots :

a Curiosité punie. »

isauhe. vergi.

Le l>arhare '.

Je mfi meurs!

Le biirhare !

Que d'horreurs!

Tu succombes!

Je succombe !

Tu succombes I Ah, je tombe!

Quel tourment pour ton amani!

La frayeur dans mon cœur....

Quelle perfidie! quelle barbarie!

Quelle perfidie! quelle barbarie!

Ah, quel sort Ah, quel sort

Le barbare Le barbare

Me prépare, Te prépare,

C'est la mort! C'est la mort!

ISAURE. — Fuyons, Vergi, fuyons.

VERGI. — Madame, c'est en vain; pour sortir de ces lieux il n'est aucun moyen; si j'avois des armes je me frayerois un passage, ou je mourrois à vos yeux.

ISAURE ; elle montre de la frayeur en regardant la porte du cabinet. — Fermez, Vergi, ferme/, celte porte, ôtons la connoissance de ce que j'ai fait. Ah! fermez-la bien.

■ VERGI, fermant la porte. — 0 ciel! la clé s'est brisée!

ISAURE. — Brisée! que devenir?... Quelqu'un vient, si c'étoit lui! c'est Ofman.

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