ACTE II, SCÈNE X
oiMAN — Et comment? cela me paraît irapossime.
iSAUHE. — Ah, mon cher Ofman ! je suis au désespoir.
OFMAN. — Grand Dieu, qu'elles me touchent! attendez.... mais oui, je pouiTois.... votre page, madame, est de l'autre côté des fossés; en attiichant à un roseau, à une pierre un mot d'écrit, il pourroit le porter; mais si le soupçon le plus léger tombe sur moi, ma perte est certaine.
VKRGi. — Donnez-nous de quoi faire cet écrit. {Ofman ouvre un tiroir de la table.)
ISAURE. — C'est moi qui vous ai plongé dans cet horrible danger.
VERGi. — C'est un bonheur pour moi, je le partage avec vous.
OFMAN. — Écrivez vite.
vERGi. — Si vous aviez pu nous faire sortir, vous nous auriez suivis; votre salut et le nôtre auroient été assurés.
OFMAN. — Je ne le peux pas; mais voici cette fête que sire Raoui m'a ordonné de vous amener; qu'aucun trouble ne paroisse sur votre visage, tout est ici espion et délateur; j'ai ordre ensuite de vous promener dans les jardins. {Ofman sort.)
SCËNE XI. — ISAURE , VERGI ; des bergers et des bergères apportent en dansant des corbeilles pleines des plus beaux fruits, ïsaure et Vergi en prennent.
UNE bergère.
Il n'est plus de malheurs