ACTE I, SCÈNE V
SCÈNK V. — M. VANDERK; Mlle SOPHIE VANDERK, annoncée sens le nom de Mme de Vanderville ; ANTOINE, un domestique.
LE DOMESTIQUE, riant. — Monsieur, madame la marquise de Vau' derville.
M. VANDEBK. — Faites entrer.
(On ouvre les deux battants. De grandes re'vérences.)
SOPHIE, interdite. — Mon.... monsieur.
M. VANDERK. — Madame. Avancez un siège. {Ils s'asseyent. À Antoine.) Elle n'est pas mal. [A Sophie.) Puis-je savoir de madame ce qui me procure l'honneur de la voir?
SOPHIE, tremblante. — C'est que.... mon.... monsieur, j'ai.... j'ai un papier à vous remettre.
M. VANDERK. — Si madame veut bienlae le confier. (Pendant qu'elle cherche, il regarde Antoine.)
ANTOINE. — Ah, monsieur ! qu'elle est belle comme cela !
SOPHIE '. — Le voici. (Le père se lève pour prendre le papier.) Ah, monsieur ! pourquoi vous déranger? (A part.) Je suis tout interdite.
M. VANDERK. — Cela suffit. C'est trente louis. Ah ! rien de mieux. Je vais.... (Pendant que M. Vanderk va à son secrétaire, Sophie fait signe à Antoine de ne rien dire.) Ce billet est excellent: jl vous est venu par la Hollande ?
SOPHIE. — Non.... oui.
M. VANDERK. — Vous avcz raisou, madame.... Voici la somme.
SOPHIE. — Monsieur, je suis votre très-humble et très- obéissante servante.
M. VANDERK. — Madame ne compte pas ?
SOPHIE. — Ah! mon cher.... mon.... monsieur, vous êtes un si hon^ note homme.... que.... la réputation.... la renommée dont.