SCÈNE IV ZAÏRE, LUSICX\>,CIiATILLON, NÉRESTAN, GORASMIN
COKASMIN
Madame, le soudan m'ordonne de vous dire
(i) Sang. V. Lex.
Qu'à l'instant, de ces lieux il faut vous retirer, G95
Et de ces vils chrétiens surtout vous séparer.
Vous, Français, suivez-moi : de vous je dois répondre.
CHATTLLON
Où sommes-nous, grand Dieu! quel coup vient nous confondre !
LUSIGNAN
Notre courage, amis, doit ici s'animer.
Hélas, seigneur!
LUSIGjN \n
O vous, que je n'ose nommer, 700
Jurez-moi de garder un secret si funeste.
* ZAÏRE
Je vous le jure.
LUSIGNAN
Allez, le ciel fera le reste.
Acte III. — Orosmane, de plus en plus amoureux, accorde, à la prière de Zaïre, la liberté des prisonniers chrétiens. Il lui permet de s'entretenir avec Nérestan.
Celui-ci annonce à sa sœur que leur père, succombant à l'âge, aux privations, aux émotions du dernier moment, est sur le point de mourir, mais qu'il demande, si sa fille est chrétienne. Zaïre ne refuse pas de se soumettre à cette loi, mais elle veut savoir quelles seront ses obligations, et comme Nérestan la presse de détester les Infidèles, elle avoue qu'elle est sur le point d'épouser Orosmane. Nérestan s'indigne. Zaïre, confuse et désespérée, promet du moins de recevoir le baptême.