‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 112 sur 221 · SCÈNE III ARLEQUIN- DEUCALION, MELPOAIÉNE · texte numérisé non relu

SCÈNE III ARLEQUIN- DEUCALION, MELPOAIÉNE

hiELPOMÉNE eolre à pas graves et se promène comiue quelqu'un qui rêve profonde'mcDt. Elle est vètoe eu actrice à h romaine; tient le poigojfd d'une main, altribut 4e la Tragédie, et la trompette de l'autre, attribut du poëme épique. Elle serpente majestueusement sur la scène, sans prendre garde à Deucalion , Taisant des mires passionnées, poussant des ah ! des hélaS ! des dieux ! des qu'entends-je ! et gesticulant 4 grand tour de bras.

ARLEQUIN, après ^voir tourné longtemps autour d'elle, et l'avoir fixée comiquemeot.

C'est Melpomène; c'est la muse de la Tragédie. Je ne la reconnaissais pas d'abord, à cause de cette trompette qui me la faisait confondre avec sa sœur Calliope. Je ne songeais pas qu'elles font depuis peu bourse commune, et que ce que nous appelions tragédies, n'était plus qu'un amas de quinze ou dix-huit cents vers épidramatiques. Elle me fait peur et pitié. Oh! comme la voilà haut guindée! Quels gestes! Quels regards! De pied en cap elle est toute convulsion. Cette figurelà ne laisserait pas que de me faire rire quelquefois, et de m'amuser. Abordons-la et lui troussons un compliment qui la dispose à notre union, (u se présente comiquemem.) Madame, oserais-je interrompre un instant vos sublimes extravagances? Il ne s'agit que d'une bagatelle; '^'est de m'épouser.

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