‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 127 sur 221 · SCENE III ARLEQUIN, PYRRHA · texte numérisé non relu

SCENE III ARLEQUIN, PYRRHA

ARLEQUIN

Je SUIS bien las de tout ceci, et du sot rôle d'avoir à parler seul. Depuis que je suis ici, je nai entendu jaspiller que le perroquet et Tliémis, oui ne savaient l'un ni l'autre ce qu'ils disaient. N'y a-t-il donc céans que les pierres et les bêtes qui parlent ? Car, pour me faire au langage des neuf femelles et de leur sot président, j'aimerais autant passer ma vie à l'Opéra; c'est-à-dire, en deux mots, ô mon grand papa, que j'aimerais mieux être côte à côte avec vous sur le mont Caucase, qu'en pareille compagnie sur le mont Parnasse. Que ce gros tonneau, qui m'a sauvé la vie, n'était-il plein de vin, comme je l'ai cru d'abord! A peine l'avais-je enjambé que je m'en enquis par un petit trou que je fis, et qui me détrompa. La peste! si c'eût été du vin, je ne consulterais pas d'autre oracle. Voyons, du moins, ce qu'il a dans le ventre, (il le met sur cul et le défonce.) Ab! ail ! ccIb m'a tout l'air d'avoir été le trésor de quelque bobereau , qui n'a pas été aussi heureux que son bagage, (ii tire un gros volume et lit : Nobiliaire

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