‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 184 sur 221 · MADAME DE · texte numérisé non relu

MADAME DE

En lui envoyant des jarretières.

Sur le sommet du mont Ida,

Quand, sous les yeux d'un beau jeune homme,

Vénus, pour obtenir la pomme,

De ses vêtements ne garda

Que la merveilleuse ceinture,

Où l'on prétend que résida

i. Si nous comprenons bien une noie de la première édition des Œuvres complètes dePiron, le trait final de cette Épitre est une grossièreté à l'adresse de Voltaire. Piron aurait voulu désigner, par le mot ceux-ci, un exemplaire de la l rincesse de Savarre, représentée, peu de mois auparavant, devant la Cour, à Versailles, le 23 février 1745.

Tout le cliarme de la nature;

Je gage, Iris, que ses appas.

Qui l'emportèrent sur tant d'autres,

Tout considéré, n'allaient pas

A la jarretière des vôtres.

Quoi qu'il en soit, Iris, voilà

Les deux siennes que déroba

Un des plus grands fripons du monde,

Quand, de dessus la belle blonde.

Colle et chemise, tout tomba.

Et quel était ce fripon-là?

Pour vous la chose est peu douteuse :

Qui mieux, en effet, le saura

Que sa plus grande receleuse?

C'était l'Amour, à qui vos yeux

Et jour et nuit donnent retraite :

Un logement si précieux

Est digne que cher on l'achète.

Aussi, pour avouer la dette

Et commencer à s'acquitter.

Le petit brigand de Cylhère

Vous prie humblement d'accepter

•Les jarretières de sa mère.

A MONSIEDR

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