‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 82 sur 221 · SCENE II KKANCALEU, BALIVEAU, IJAMIS · texte numérisé non relu

SCENE II KKANCALEU, BALIVEAU, IJAMIS

FRAiNCALEU, à Damis.

Eh bien î une autre fois, malgré mes conjectures, 'Vous fierez-vous encore à voo heureux augures. Monsieur? J'avais donc tort tauiôt de vous prêcher Que, lorsqu'on veut tout voir, il faut se dépêcher? Voilà pourtant, voilà la nouveauté... flambée!

ACTK V, SCÈNE 11 241

D AMI S , à part.

tl mon soil décidé! Je respire, (ujui.) Tonibétt?

ioul à plati

DAJIIS.

Tout à plal!

BALIVEAU

Oli ! tout à plat.

DAMIS) fioiJeinciil.

Tant [lis.

(a part.) C'est qu'ils auront joué comme des étourdis.

BALIVEAU

Sifflée et resilïléc !

DAMIS

Et le méritail-elle?

BALIVEAU

11 ne faut pas douter que l'aultiur n'en appelle. Le plus impertinent n'a jamais dit : J"ai tort.

FRANCALEU.

Celui-ci pourrait bien n'en pas tomber 'l'accord, Sans être, pour cela, taxé de suffisance . Car jamais le public n'eut moins de complaisance. Comment veut-il juger d'une pièce, en eflet. Au tintamarre aflrcux qu'au parterre on a fait? Ali ! nous avons bien vu des fureurs de cabale ; Mais jimiais il n'en fut ni n'en sera d'éyale.

242 LA M ET ROMAN lE

La pièce était vendue aux sifflets aguerris

De tous les étourneaux des cafés de Paris.

11 en est venu fondre un essaim des nuées!

Cependant à travers les brocards, les huées,

Le carillon des toux, des nez, des paix là ! paix !

J'ai trouvé...

BALIVEAU

Ma foi, moi, j'ai trouvé tout mauvais.

FRANCALEU.

On en peut mieux juger, puisque l'on s'en escrime. Morbleu! je le maintiens : j'ai trouvé... telle rime..-.

(a Damis qui l'écoutait avidement, et qui ne l'ccoule plus»)

Oui, telle rime digne elle seule, à mon gré. De relever l'auteur que l'on a dénigré.

BALIVEAU

Tout ce (jue peut de mieux l'auteur, avec sa rime, Ce sera, s'il m'en croit, de garder l'anonyme; Et de n'exercer plus un talent suborneur, Dont les productions lui font si peu d'honneur.

DAMlS.

C'est, s'il eût réussi, qu'il pourrait vous en croire, Et demeurer oisif, au sein de la victoire. De peur qu'une démarche à de nouveaux lauriers Ne portât quelque atteinte à l'éclat des premiers; Mais contre ses rivaux et leur noire malice. Le parti qui lui reste, est de rentrer en lice. Sans que jamais il songe à la désemparer. Qu'il ne les force même à \criir l'admirer.

Page 1