SCÈNE PREMIÈRE MONDOR, LISETTE
MONDOR
Cette maison des champs me paraît un bon ^Ue. Je voudrais bien ne pas en décamper si vite : Surtout m'y retrouvant avec tes yeux fripons, Auprès de qui, pour moi, tous les gîtes sont bons. Mais de mon maître ici n'ayant point de nouvelles, Il faut que je revole à Paris.
LISETTTE.
Tu l'appelles?
MONDOR
Damis. Le connais-tu?
Non.
MONDOR
Adieu donc.
LISETTE
Adieu.
MONDOR, revcDant.
On m'a pourtant bien dit : chez Monsieur Francaleu.
LISETTE
C'est ici.
MONDOR
Vous jOuez chez vous la comédie?
LISETTE
Témoin ce rôle encor qu'il faut que j'étudie.
MONDOR
Le patron n'a-t-il pas une fille unique?
LISETTE
Oui.
MONDOR
Et qui sort du couvent depuis peu?
LISETTE
D'aujourd'hui.
MONDOR
Vivement recherchée?
Et très-digne de l'être.
MONDOR
Et vous avez grand monde?