‹ Œuvres choisis avec une analyse de son théâtre et des notesChapitre 98 sur 221 · ACTE V, SCÈNE IX 2ù · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE IX 2ù

» Et que le don d'un fils qu'un tel ami protège,

» Entre votre liôle et moi, renouvelle à jamais

» La vieille amitié de collège,

, « MÉTROPHILE. »

Maltresse, amis, parents, puisque tout est pour vous. Aimez donc bien Lucile, et soyez son époux.

DORANTE

Ah! monsi'eur! ô mon père! (a Lnciie.) Enfin je vous possède,

DAMIS

Sans en moins estimer l'ami qui vous la cède?

DORAME.

Cher Damis! vous devez en effet m'en vouloir, Et vous voyez un homme...

DAMIS

Heureux.

DORANTE

Au désespoir î Je àuis un monstre!

Non; mais, en termes honnêtes, Amoureux et Français, voilà ce que vous êtes.

D0RANT[^, aux autres.

Un furieux! qui, plein d'un ridicule effroi, Tandis qu'il agissait si noblement pour moi, Impitoyablement ai fait siffler sa pièce.

uAmis.

Quoi?... Mais je m'en prends moins à vous qu'à la traîtresse

Qui vous a confié que j'en étais l'auteur.

Je suis bien consolé : j'ai fait votre bonheur. ,

J'ai demain, pour ma part, cent places retenues; Et veux, après-demain, vous faire aller aux nues.

DAMIS

\'on! j'appelle, en auteur soumis, mais peu craintif. Du parterre en tumulte, au parterre attentif. Qu'un si frivole soin ne trouble pas la fête. Ne songez qu'aux plaisirs que l'hymen vous apprête. Vous à qui cependant je consacre mes jours. Muses, tenez-moi lieu de fortune et d'amours !

FIN DB L4 METLlOMJ^NlB

LES

Page 1