‹ Œuvres choissiesChapitre 106 sur 232 · Ire, Lex. — î. Dégrade, Lez · texte numérisé non relu

Ire, Lex. — î. Dégrade, Lez

tous les saints qu'elle a eus depuis qu'elle a été chrétienne. Bêde, son vénérable historien, ne lui a conté que des fables, ou en tout cas que des histoires peu prisées, quand il lui a raconté les merveilles de sa conversion, et le sainteté de ses pasteurs, de ses rois et de ses religieux. Le moine saint Augustin qui lui a porté l'Évangile, et le pape saint Grégoire qui l'a envoyé, ne se sauvent pas des mains de la Réforme : elle les attaque par ses écrits. Si nous l'en croyons, la mission des saints qui ont fondé l'Eglise anglicane est l'ouvrage de l'ambition et de la politique des Papes ; et an. convertissant les Anglais, saint Grégoire, un pape si durable et si saint, a prétendu les assujettir à son siège plutôt qu'à Jésus-Christ. Voilà ce qu'on publie en Angleterre ; et sa réformation s'établit en foulant aux pieds, jusque dans la source, tout le christianisme de la nation. Mais une nation si savante ne demeurera pas longtemps dans cet éblouissement : le respect qu'elle conserve pour les Pères, et ses curieuses et continuelles recherches sur l'antiquité la ramèneront à la doctrine des premiers siècles. Je ne puis croire qu'elle persiste dans la haine qu'elle a conçue contre la chaire de saint Pierre, d'où elle a reçu le christianisme. Dieu travaille trop puissamment à son salut en lui donnant un roi incomparable en courage comme en piété. Enfin les temps de vengeance et d'illusion passeront, et Dieu écoutera les gémissements de ses saints...

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