‹ Œuvres choissiesChapitre 11 sur 232 · RÉFUTAT3C« 0^ CATÉCHISME DE PAUL FERRI · texte numérisé non relu

RÉFUTAT3C« 0^ CATÉCHISME DE PAUL FERRI

AVERTISSEMENT

Comme il n'y a ?îen de p}us remarquable dans le Caiéchisme de notre adversaire, que le témoignage qu'il rend à la justice de notre caqse, aussi mon dessein principal n'est pas tant de disputer et de contredire, que de faire voir au ministre les conséquences très légitimes de quelques vérités qu'il a confessées, et d'instruire nos frères errants de la pureté de notre doctrine sur quelques points de notre créance ^ ::iu'on leur a déguisés par tant d'artifices. C'est pourquoi j'ai laissé plusieurs choses que je pouvais justement reprendre, pour appliquer toutes mes pensées à ce qui est le plus utile au salut des âmes. Je conjure nos adversaires de lire cet ouvrage en esprit de paix, et d'en peser les raisonnements avec l'attention et le soin que méritent des matières de cette importance. J'espère que la lecture leur fera connaître que je parle contre leur doctrine sans aucune aigreur contre leurs personnes ; et qu'outre la nature qui nous est commune, je sais encore honorer en eux le baptême de Jésus-Christ, que leurs erreurs n'ont pas effacé. Que si j'accuse souvent leur ministre d'altérer visiblement le sens des auteurs, et de nous imposer des sentiments qiîe nous détestons, mes plaintes sont très justes et très nécessaires, et nous le pouvons vérifier ^ ensemble sans autre peine que d'ouvrir les livres...

Analyse de la réfutation. —Après avoir reproché à son adversaire d'attribuer à l'Eglise catholique beaucoup d'erreurs qu'elle déteste, Bossuet établit deux « vérités » : « 1« que l'on peut se sauver en la communion de l'Eglise romaine 2» qu'il est impossible de se sauver en la Réformation prétendue». La première partie comprend deux sections: a) Le faitque l'on peut se sauver dans l'Eglise romaine est établi par les principes du ministre, — il a avoué en eÎTetque Ion pouvait se sauver «dans l'Eglise romaine jusqu'à l'an 1543 »; or, quand même depuis cçtte époque nous serions tombés dans l'erreur, nos erreurs, de l'aveu du ministre, n'empêcheraient pas le salut. « La confiance en Jésus-Christ seul 'V est le fondement nécessaire et suffisant du salut, et le ministre est obligé d'avouer que nous avons cette confiance, b) Ce que le ministre appelle nos erreurs, touchant la justilication et le mérite des bonnes œuvres, n'est pas une innovation du Concile de Trente, mais « nous a été

1. Créance. LfJ. — 2. Nous le pouvons vérifier. Grammaire : Cons^ traction.

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