‹ Œuvres choissiesChapitre 149 sur 232 · Rom., I, 20-21. — 2. C'est le texte des éditions · texte numérisé non relu

Rom., I, 20-21. — 2. C'est le texte des éditions

cable > ; ils ont immolé leurs enfants à ces faux dieux. Il n'y a plus rien eu de saint parmi les hommes. Les mariages n'ont pu conserver leur sainteté : les meurtres, les perfidies, les troubles et les parjures ont inondé sur ^ la terre. L'oubli de Dieu a suivi ; les joies publiques ont amené des fêtes impies ; les périls publics ont introduit des divinations superstitieuses et fausses ou n'a plus craint de se parjurer, quand on a vu qu'on ne jurait que par un bois ou une pierre, et la justice et la bonne foi se sont éteintes parmi les hommes.

11 faut lire encore l'endroit de saint Paul *, où il dit : que les invisibles grandeurs de Dieu, son éternelle puissance et sa divinité, paraissent visiblement dans ses créatures ; et que cependant les plus sages, ceux qui en étaient les plus convaincus, lui ont refusé le culte qu'ils savaient bien qu'on lui devait, et ont suivi les erreurs d'un peuple ignorant, gui changeait la gloire d'un Dieu immuable en la figure dès reptiles les plus vils, laissant évanouir toute leur sagesse, et devenus insensés, pendant qu'ils se glorifiaient du nom de sages. Ce qui aussi a obligé Dieu à les livrer à des passions et à des désordres abominables contre la nature, et à permettre qu'ils fussent remplis de tout vice, impiété, médisance, perfidie, insensibilité, en sorte qu'ils étaient sans compassion, sans affection, sans foi, parce que, connaissant la justice et la vérité de Dieu, ils n'ont pas voulu le servir, et ont préféré la créature à celui qui était le Créateur/béni aux siècles des siècles.

Ce déluge d'idolâtrie s'est répandu par toute la terre. L'inclination qu'y avaient les Juifs, que tant de châtiments divins ne pouvaient en arracher, montre la pente commune et la corruption de tout le genre humain. Ce culte était devenu comme naturel aux hommes. Et c'est ce qui faisait dire au Sage que les « nations idolâtres éidiieni méchantes par leur naissance ; que la semence en était maudite dès le commencement ; que leur malice était naturelle, et que leurs perverses inclinations ne pouvaient jamais être changées ».

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