Psalm., XXVI, 1. - 2. Éphes., Y, 8. - 3. Éphes., V
raître principalement à nos propres yeux ; en sorte que, s'il y a quelque lumière en nous, nous la voyions, non point en nous-mêmes, mais en celui que vous nous avez donné « pour nous être sagesse, et justice, et sainteté, et rédemption », afin « que celui qui se glorifie, se glorifie > non point en lui-môme, mais uniquement « en Notre- Seigneur^ ».
Voilà, mon Dieu, le sacrifice que je vous offre, etl'oblation pure de la nouvelle alliance, qui vous doit être offerte en Jésus-Christ et par Jésus-Christ dans toute la terre. Je vous Toffre, ô Dieu vivant et éternel 1 autant de fois que je respire, je veux vous roffrir;^utant de fois que je pense, je souhaite de penser à vous, et que vous soyez tout mon amour, car je vous dois tout. Vous n'êtes pas seulement la lumière de mes yeux; mais, si j'ouvre les yeux pour voir la lumière que vous leur présentez, c'est vous-même qui m*en inspirez la volonté.
0 Seigneur, de qui je tiens tout, je vous aimerai à jamais; je vous aimerai, ô Dieu, qui êtes ma force. Allumez en moi cet amour; envoyez-moi du plus haut des deux, et de votre sein éternel, votre Saint-Esprit, ce Dieu amour, qui ne fait qu' un cœur et qu'une âme de tous ceux que vous sanctifiez ; qu'il soit la flamme invisible qui consume mon cœur d'un saint et pur amour, d'un amour qui ne prenne rien pour soi-même, pas la moindre complaisance, mais qui vous renvoie tout le bien qu'il reçoit de vous.
§ 2. — Maximes et Réflexions sur la Comédie (1694).
NOTICE. — Le petit traité de Bossuet qui a pour titre Maximes ei Réflexions sur la Comédie se rattache à une question très ancienne et très souvent débattue, la moralité du théâtre. Il ne s'agit pas ici bien entendu de ce qu'en ont pensé les philosophes païens : Platon, Arislote et les autres moralistes de l'antiquité condamnaient ou recommandaient le théâtre pour des motifs étrangers à Bossuet et aux théologiens catholiaues. Mais, dès les premiers temps du christianisme, les Pères de l'Eglise se prononcèrent avec vigueur contre les spectacles, qui faisaient partie, en quelque sorte, de la liturgie païenne.
Le théâtre tomba sous les anathèmes des Pères. Bientôt après, au Moyen Age, il reparut avec des formes nouvelles; d'abord timidement comme un épisode liturgique, comme un développement des cérémonies sacrées, puis au grand jour, sous le porche de la cathédrale, et enfin