‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 43 sur 75 · PREMIER MÉDECIN DE S. M · texte numérisé non relu

PREMIER MÉDECIN DE S. M

En lui présentant le sieur Velnos , qui les avait guéris sans employer le mercure.

Nous n'en rougissons point, c'est le mal des héros ,

Nous l'avions jusque dans les os ;

Mais à présent nous Yoici comme

Un souffle pur a créé l'homme.

O temps heureux, vrai siècle d'or, Quand l'homme , en ses plaisirs , ne craignait rien encor Douce sécurité, qu'êtes-vous devenue?

Un patriarche , en ses amours,

Prenait la première venue ; On pouvait s'amuser dans tous les carrefours ; Diogène plantait un homme dans la rue ; Le vieux Caton disait à de jeunes Romains : Courage , mes enfants , montez chez les catins ,

Et ne séduisez pas nos femmes ;

On monte aujourd'hui chez les dames, On cherche la vertu pour trouver la santé :

Voyez la belle sûreté !

Il est vrai que le dieu Mercure A consolé Vénus, Priape et la Nature ; Mais ce dieu , mille fois , a trompé ses dévots. Un lévite sacré du temple d'Epidaure , j\ux autels de ce dieu vient d'ajouter encore Un culte renommé par des succès nouveaux. O vous dont le savoir conduit la bienfaisance ,

Protégez notre bienfaiteur,

Il doit avoir pour protecteur

Un médecin du roi de France.

Souvenez-vous qu'au temps passé

Un de nos rois y fut pincé.

« La duchesse , en son lit où l'édredon la couvre,

» Est sujette à ses lois , *) Et la garde qui veille aux barrières du Louvre

» N'en défend pas les rois. »

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