Grandeinj'ul
ÈPITRES. 123
Pour y estre bien fouetté ;
Dont, peult estre, elle eust faict deffense.
Tant bien pardonne à qui l'offense !
Mais moy je ne me puis garder De t'en batre et te nazarder :
Ta nieschanceté m'y convie, Et m'en fault passer mon envie.
Zon^ dessus l'œil, zon sur le groin, Zon sur le dos du Sagouyn , Zon sur l'asne de Balaan!
Ha , vilain , vous pétez d'ahan , Le feu sainct Antoine vous arde ! - Ça, ce nez, que je le nazarde Pour t'aprendre avecques deux doits A porter honneur où tu dois.
Enflez,' villain, que Je me joue!
Sus-après, tournez l'autre joue!
Vous criez! je vous feray taire.
Par Dieu , monsieur le secrétaire De beurre fraiz. * Hou, le mastin !
Pleust à Dieu que quelque matin Tu vinsses à te revenger !
L'abbé ^ seroit en grand danger De veoir par manière de rire Monsieur mon maistre luy escrire, Et d'estre de luy mieulx traicté Que de moy tu ne l'as esté !
Car il sçait tout ; et sçait comment