‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 137 sur 340 · Kn m^me temps · texte numérisé non relu

Kn m^me temps

Il UNG OU ON APPELOIT FRERK LUBIN.

Pour courir en poste à la ville, Vingt fois, cent fois, ne sçay combien, Pour faire quelcque chose vile.

Frère Lubin le fera bien.

Mais (l'avoir honneste entretien,* Ou mener vie salutaire, C'est à faire à ung bon chrestien.

Frère Lubin ne le peult faire.

• Pour mettre, comme un homme habile, Le bien d'aultruy avec le sien, Et vous laisser sans croix ne pile , Frère Lubin le fera bien ;

i. l\ no faut pas oublier que ce mot est le plus souvent employé dans le sens de manières, conduite, tenue.

OKUVRKS DK CLÉMENT MAROT.

On a beau dire : je le tien ; lît le presser de satisfaire.

Jamais ne vous en rendra rien:

Frère Lubin ne le peult faire.

Pour desbanrher par ung doulx style Quelcque fille de bon maintien.

Point ne fault de vieille subtile, Frère Lubin le fera bien.* Il presche en théologien.

Mais pour boire de belle eau claire, Faictes-la boire à vostre chien.

Frère Lubin ne le peult faire.

Pour faire plus tost mal que bien.

Frère Lubin le fera bien :

Kt si c'est quelque bon affaire, Frèn* Lubin ne le peult faire.

L J«' crois qu'il faut ponctuer ainsi ce liuitain «-t voir là une ironie d«' Marot contre ses ennemis de Sorhonne. On pourroit toutefois relier ce v»»rî> aux pn''céd<'nts et ccMnprendn*, pnur desbauchtr... il prpsc/ie.

BALLADKS. 171

Di: SOV MKSBIRS OU TRMPS QU IL APPRKNOIT A KSCHIRK AU PALAIS A PARIS.

Musiciens à la voix argentine, Doresnavant, comme un homme esperdu.

Je chanteray plus hault qu'une buccine : ' Il élus ai fa y mon joly (emps^erdu,^ Puis que je n'ay ce que j'ay prétendu , (l'est ma chanson, pour moy elle est bien deue. Or je voys' voir si la guerre esi: perdue, Ou s elle picque ainsi qu'ung hérisson. Adieu vous dy, mon maistre Jehan (irisson. Vdieu Palais et la porte Barbette, Où j'ay chanté mainte belle chanson Pour le plaisir d'une jeune fillette.

Celle qui c'est en jeunesse* e^st bien fine, Où'^ j'ai esté assez mal entendu:

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