En quoi
Mais si pour elle encores je chemine/ Parmy les piedz je puisse estre pendu I C'est trop chanté, sifflé et attendu Devant sa {)orte, en passant par la rue. Et niieulx vauldroit tirer à la charrue Qu'avoir tel peine, ou servir un masson. Bref, si jamais j'en tremble de frisson, Je suis content qu'on m'appelle Caillette : * C'est trop souffert de peine et marrisson' Pour le plaisir d'une jeune fillette.
Je quicte tout, je donne, je résigne Le don d'ayraer, qui est si cher vendu. Je ne dy pas que je me détermine De vaincre Amour, cela m'est deffendu.
Car nul ne peult contre son arc tendu. Mais de souffrir chose si mal congrue, Par mon serment, je ne suis plus ai giiie. On m'a aprins tout par cueur ma leçon : Je crains le guet,* c'est un maulvais garçon ! Et puis de nuict trouvez une charrette ; Vous vous cassez le nez comme ung glaçon Pour le plaisir d'une jeune fillette.
i. Cheminer n'a pas cxactem mu, à cette époque, uotre sens de cheminer, mais celui d*alier lentement, furtivement.