‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 270 sur 340 · Relèves · texte numérisé non relu

Relèves

Sur le printemps de ma jeunesse folle.

Je ressembloys Tarondelle qui vole, Puis rà, puis là : Taage me conduisoit Sans paour, ne soing, où le cueur me disoit. Kn la forest, sans la craincte des loups. Je m'en allois souvent cueillir le houx. Pour faire gluz à prendre oyseaulx ramaige»,^ Tous dilTérens de chantz et de plumaiges; Ou me snuloys,' pour les prendre, entremettre \ faire l)rics\ ou caiges pour les mettre. Ou transnouoys* les rivières profondes.

Ou renforroys'' sur le genoil les fondes,* Puis d'en tirer droict et loing j'apprenois Pour rliass(»r loups et abbatre des noix.

0 quantes foys aux arbres grimpé j'ay Pour desnicher ou la pie, ou le geay.

Ou pour g(»rter des fruirtz j«\ meurs et beaulx A mes couïpaiugs, rpii fendoient leurs chappeauh.

Vucunesfoys aux montagnes alloye.

Aueunesfoys aux fosses dévalloye," Pour trouNcr là les gistes des fouynes. Des iH'rissons. ou des l)lanrh(\s hermines. Ou pas à pas, le lontr des buyssoiUK^z.

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