‹ Œuvres (volume 2)Chapitre 331 sur 340 · Commercer · texte numérisé non relu

Commercer

TRADUCTIONS. — MÉTAMORPHOSES. i\\

De terre basse , où prindrent et souillèrent Les grans trésors et les richesses vaines Qu elle cachoit en ses profondes veines, Conmie métauix et pierres de. valeurs, Incitemens à tous niaulx et malheurs.

Jà hors de terre estoit le fer nuysant, Avecques For, trop plus que fer cuysant, Lors guerre sort, qui, par ces deux métauix, Faict des combatz inhumains et brutaulx , Et casse et rompt de main sanguinolente Armes cliquans soubz force violente.

On vit desjà de ce qu'on emble* et oste : Chez rhostelier n'est point asseuré l'hoste , iNe le beau-père avecques le sien gendre. Petite amour entre frères s'engendre ; Le mary s'offre à la mort de sa femme; Femme au mary faict semblable diffame : Par maltalent,* les maiàtres terribles Meslent souvent venins froidz et horribles; Le fik, affin qu'en biens mondains prospère, Soubhaite mort, avant ses jours, son père. Dame Pitié gist vaincue et oultrée,** Justice aussi, la noble vierge Astrée, Seule et dernière après tous dieux sublimes, Terre laissa taincte de sang et crimes.

Aussi , affin que le ciel éthéré Ne fust de soy plus que terre asseuré,

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