‹ ŒuvresChapitre 42 sur 56 · PSEAUME III · texte numérisé non relu

PSEAUME III

Domine, quam multiplicati suni.

David, assailly d'une grosse armée, sestonne du commenccmeni, puis prend une si grande fiance en Dieu, qu'après l'avoir implort il sasseure vicioire.

O Seigneur, que de gens A nuyre diligens Qui me troublent et grèvent !

Mon Dieu, que d'ennemys Qui aux champs se sont mis Et contre moy s'eslevent !

Certes, plusieurs 'en voy Qui vont disant de moy • V! Sa force est abolie :

Plus ne trouve en sou Dieu Secours en aucun lieu. »

Mais c'est à eulx folie.

Car tu es mon très seur Bouclier et deffenseur, Et ma gloire esprouvée :

C'est toy, à bref parler, Qui fais que puis aller Hault la leste levée.

J'ay crié de ma voix Au Seigneur maintesfois, Luy faisant ma complaincte, Et ne m'a repoulsé, Mais tousjours exaulcé, De sa montaigne saincte.

Dont coucher m'en iray, En seurté dormiray.

Sans craincte de mesgarde ;

CLEMENT MAROT

Pui» uic rcveillcray, Et sans peur vcilleray, Ayant Dieu pour ma ^arde.

Cent mil' hommes de front Craindre ne nie feront, Encor qu'iLz l'entreprinscnt, Et que, pour m'estonner, Clore et environner De tous costez me vinsent

Vien doue, declaire toy Pour moy, mon Dieu, mon roy, Qui de buffei renverses Mes enncmys mordentz.

Et qui leur rompz les dentz En leurs bouches perverses.

C'est de toy, Dieu trèshault.

De qui attendre fault Vray secours et deffensc , Car sur ton peuple estends Tousjours, en lieu et temps, Ta grand' beneficence.

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