‹ Œuvres, collationees pour la premiere fois sur les editions originalesChapitre 148 sur 296 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

CÊmHÊÊWit Ptmimgnéî évoum sentenee sot le différent des étnx telffnetirs.

Alors Pantagruel se levé et assemble tous les presidens^ conseillers et docteurs là assistans^ et leur dist : Or ça, messieurs, vous avez ouy {vive vocis oraculo) le différent dont est question; que vous en semble? A quoy respondirent : Nous l'avons véritablement ouy, mais nous n'y avons entendu au diable la cause. Par ce , nous vous prions una voce , et supplions par grâce, que veuillez donner la sentence telle que verrez, et^ ex nunc prout ex iunCy nous l'avons agréable, et ratifions de nos pleins consentemens. Et bien, JMessieurs, dist Pantagruel, puisqu'il vous plaist, je le feray; mais je ne trouve le cas tant difficile que vous le faites, Vostre paraphe Catm, la loy Frater, la loy Gallus, la loy Quinque pedum, la loy Finumi la loy Si Dominus, la loy Mater ^ la loy Mulier bona, la loy Si quis, la loy Pomponius, la loy Fundij la loy Exemptor, la loy Pretor, la loy Fenditor^ et tant d'autres sont bien plus difficiles en mon opinion. Et , après ce dit, il se pourmena un tour ou deux par la salle, pensant bien profondement comme l'on pou voit estimer; car il gehaignoit* comme un asne qu'on sangle trop fort, pensant qu'il falloit à un cbascun faire droit, sans varier ny accepter personne. Puis retourna s'asseoir , et commença prononcer la sentence comme s'ensuit :

Veu, entendu, et bien calculé le difTerent d'entre les seigneurs de Baisecul et Humevesne, la court leur dit que, con-

^ Gehaignoit, du verb* geindre , qu'on écrivait aassi gehândre.

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