CHAPITRE XXVI
FuiUffracl et ses comparons estôicnt faschésde ■Miiffer de la chair salée ^ et eommcnt Garpaiim alla cHaseer pour avoir de la venaison.
Ainsi comme ilz banquetoient *, Carpalim dist : Et ventre Saint Quenet, ne mangerons nous jamais de venaison? Geste chair salée m'altère tout. Je vous vais ^ apporter icy une cuisse de ces chevaux que nous avons fait brusler : elle sera assez bien rotitie. Tout ainsi qu'il se levoit pour ce faire, apperceut à Torée* du bois un beau grand chevreul qui estoit issu du fort*, voyant le feu de Panurçe, à mon advis. Incontinent courut âpres, de telle roideur qu'il sembloit que fust un carreau* d'arbaleste, etTattrappa en un moment® : et, en courant, prit de ses mains en l'air quatre grandes otardes ^,
Septbitars*,
Vingt et six perdrix grises.
Trente et deux rouges.
' Ed. de C. Nonrry, de Marnef, de Dolet. On lit dans d'autres :
caquetoient.
^ Je m'en voyi(éd» C. Nourry).
Je m'en Tais.
3 Au bord, sur la lisière.
* Le fort d'un bois est Fendroit le plus épais oii se retirent les bêtes fauves.
^ Trait. Nous suivons l'orthographe des édit. de C. Nourry et de Dolet. Dans d'autres , on lit garrot^ qaarreau.
^ En moins d'un rien (éd. de C. Nonrry).
~ Outardes.
* La bis tarde on bitarde e$t aussi une espèce d'outarde. {Dict. des se. nat,) Nous avons constaté que, dans certains cantons des Deux-Sèvres^ on donnait encore à l'outarde , oHb tard» « le nom de attarde^ tandis qu'on y appelle canne peiière Votis tetrax. En Poitou, l'outarde se nomme encore àiiard.