CHAPITRE XXVI
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Pauurge estoitfasché des propos de Her Trippa^ et^ avoir* passé la boui^ade de Huymes ^^ s'adressa à frère Jean^ et luy dist becguetant' et soy grattant Toreille gauche : Tiens moy un peu joyeux *y, mon bedon. Je me sens tout matagrabolise ^ en mon esprit^ des propos de ce fol endiablé. Escoute^ couillon mignon *^
G. moignon , G. pâté, G. plombé, G. feutré, G. madré.
G. de stuc,
G. arabesque,
G. troussé à la levresque,
G. asceuré,
G. cal&ndré,
* Après avoir passé, .... il s'adressa. — Nous avons déjà signalé cette forme en maint endroit.
' Il y avait deux villages de ce nom , Tan près de Loches , l'autre près de Chinon.
' Imitant la voix d'une chèvre , magissant comme une bique, suivant Le Duchat et suivant Johanueau.
On dit en divers patois heguer et begueter^ pour : bégayer.
Mais becgueter ne serait-il pas le même mot que becqueter, traduit dans Gotgrave par to nodd wtlh the head, hocher de la tête? On dit encore en anglais dans ce sens : to beckon.
* Distrais-moi, égaye-moi, mon petit ami.
^ Chacun devinera ici le sens de ce mot forgé par Rabelais, et qui vent dire à peu près : « Je suis tout bouleversé. »
* Cette singulière litanie n'a pas toujours été imprimée dans le même ordre. Sans nous inquiéter des corrélations , nous nous bornons à reproduire exactement l'édition de 1552, la plus correcte et la dernière revue par l'auteur, à ce qu'on croît.
Nous avons jugé ne pas devoir fatiguer sans profit le lecteur, en cherchant à donner des explications oiseuses sur la longue série d'épithètes qui va suivre. La plupart se comprennent d'elles-mêmes; d'autres ont un sens déjà connu des lecteurs; quelques-unes peut-être n'en ont pas du tout.
ftO.