LIVRE I, CHAPITRE XH
maistre d'hostel, nous avons trouvé un causeur. Monsieur le jaseur, Dieu vous gard de mal » tant vous avez la bouche fiaische.
Ainsi descendons à gr^nd haste, sous Tarceau des degrés laissèrent tomber le gros livter qu-il leur avoit chargé. Dont dist Gargantua : Que (tiantre ! vous estes mauvais chevaucheurs. Vostre courtaut vous fault au besoing. S'il vous falloit aller d*icy à Gahusac, qu'aimeriez vous mieulx, ou chevaucher un oison ^ ou mener une truie en laisse? J'aimerois mieulx boire ^ dist le fourrier.' Et^ ee disant^ entrèrent en la sale basse, où estoit toute la brigade^ et, racontans* oeste nouvelle histoire, les firent rire comme un tas de mousches 2.
» Constans (éd. ant. à 1535).
' Le Duchat prend cette comparaison au Bérieux : C'est, dii-il, rire confutément, comme les mouches bourdonnenL
Rabelais a voulu plaisanter, voilà toat 11 n'est pas le seul qui ait fait rirr ks nonehes. On retrouve la • même imajj;e dans une très-vieille
chanson d'imprimeur, dont, grâce à l'érudition de M. A. F. Didot, nous pouvons citer un couplet :
Les mouches qu'étoient an pUrond
?iii se erevoient de rire .
en a nne qu'a tant ri, bon !
Qu'elle s'est cassé, la cuisse.
Refrain,
Tout y est vert, ah! j'en mis long.
Tout y est vert dans nos maisons.