‹ Œuvres, collationees pour la premiere fois sur les editions originalesChapitre 38 sur 296 · LIVRE I, CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XIV

bien qu'uu coupelaud % il le rendoit par ccaur à reTers. Et prouvoit suB ses doigts, à sa snere, que de modis signifia candi non erat scientia.

Puis luy leut le Compost^, ou il fut bien seize ans et deux mois, lors que son dit précepteur mourut :

Et fut Tan mil quatre eeo» viagt, De la verdie qui luy vint *. .

Apres, en eut un autre vieui tousseux, nommé maistre Jobelin Bridé *, qui luy leut Hugutio •, Hebràrd Gredsme •, le Doctrinal"^, les Pars •, le Quid est •, le Supplemenhtm*^^ Mârmotret** de moribusîn mensa servandis *^ySeneca** de

' A Pépreuve, de coupelle^ petit vaisseau à essayer les métaux , et, par suite, épreuve, «xaneii.

' Ou Campmi, livM popslaire qui servait à computer , calculer les époques du calendrier. Publié eii l«4fB, cft aMsi «u français , sous le titre iàe Chmpoêt ecoUdaÊtifut^ Compost des bergers.

' Vers de Marot, dans Tépîftaptie du oordetier j(ea«, févèque d'Orléans :

Ci gial , repose et dort céans

iiC feu evmque 4*0rléMM ,

Qvùfaut (mounit} l'an mil cinq cm! et vin^i,

De la vérole qui lai vint.

* Le ]>ncbat va chercher bieb loin TexpUcation de 4ie nom , qui n'est évidemment pas de Ja création de Rabelais. JobeUnùridééiaâiBy* nonyme de sot honteux. OnJit dans Roger tie CoUerye :

Et voM trop tost maryé iQiii en est Ja^liM trûé.

L'autre n'a rente ny héritage, Et en est Jobelin bridé.

Nous disons .anjourd'litti Jobard, dans le même sens.

^ Auteur d'une grammaire.

® Grieci&mus, par Hébrard de Béthuue.

' Doctrinale pueronun, par

Alexandre de Villedieu. M. Cb.

Thurot a écrit sur ce livre me tlièse latiB€, 18§0,«i^.

' Rudiment qui traita dea huit parties du discours.

^ Livre du même genre, par ^demandes et par reprises.

'<^ Ou lit dans Fisehart : m Die formalitates scoti mit suj^etneutis Bruliferi und magistri Langschneiderii ortwimsta. » — Le DudMit pense qu'il s'agit ici du Supplément delà chronique de J. P. deBergame.

' ' Mammotr^dsts , Imt de mo> raie f>our les enluits.

*« Tnilé de Sulpitiut Verokiras (de Yerelt), qm e&t le premier typede IsiÙiviUté puérile et hoftnéte.

On y lit :

Regimen mensœ honorahile,

Nema cibum rapiat âonec bénédicité fiât, Prhemnr mensa quiapement bec debomeiila.

ii I Vultus hilares babea \

g J 1 Sal cuUello capia I

° a A ^"^'^ ^^ edenaom ne peta } tis.

Agi Bembra xecia sedea I

° \ Mappam m un dam tenea J

Modicum sed crebro biba

^^ Seneca est un pseudonyme sous lequel Martin, évêque de Bragiie, a composé ce traité. C est un petit poëme faisant aussi partie des Àuctores octo morales.

es

quatuor virtutibus cardinalUnts , Passavantus, * cum com* mentOy et Dormi secure ^y pour les festes; et quelques autres de semblable farine^ à la lecture desquelz il devint aussi sage qu'onques puis oe fouroeasmes nous ^.

florentin, aatenr du Speeehio de la Yera pemtenza^ imprimé en

' Le Dormi secure était an recueil de sermons, souTent réimprimé «o XVI* fliècie> mais dont on croit la première édition de

^DaM plasîenrs dt-noa «ncienaea coutomesy et aHJoord'btti encore dans plusieurs de nos dialectes Tttigairet , fouméer signifie mêUrêauJ^r,

On peurmit cfoira , «i pramier examen, que Rabelais fait ici un

de ae» mpprMkemeatA ^ui li|i sont si familiers , e^ qu^il joue sur les mots de farine et de fouméer; mais on retrouve ailleurs et isolée la même expression. Il est de toute évidence que ces mots étaient passés à l'état de proverbe.

A eeito bear» mit ftm«i i»g«

'onnqiies puis ne foomiasmes nous.

lÂwUen nhdrt'FrMitftiiê, ■•Mit fv Janne% II, H.)

Probablement il faut entendre par là : qu'il atteignit le dernier degré de sagcMe, dans le aème sens qiM tioM dirions : Uf^ès lui, il foui tirer Véchette.

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