‹ Œuvres, collationees pour la premiere fois sur les editions originalesChapitre 47 sur 296 · LIVRE I, CHAPITRE XX · texte numérisé non relu

LIVRE I, CHAPITRE XX

n'estoient mie absouds de leurs promesses. Ce nonobstant^ Itri fut respondu qu'il se contentast de raison , et que mutre bribe n'en auroit. Raison? dist Janoitus^ nous «'en ubdiib point ceons. Traistres malheureux^ vous ne TaJez rku; La terre ne porte ^ens plus meschans que vous estes^ j£ le isçaybien : ne clochez pas devant les boiteux. J'ay exeteé la meaéksxiKxié a^ec vous. Par la rate Dieu^ j'advertiray le roy des énormes abus qui sont forgés céans, et par ^s mains 4ît menées; Et que je sois ladre, s'il ne vous liait tous vifz brusiercommie bougres, treôs- 1res, hérétiques et séducteurs, énncanis de Dieu et de -vertu.

A ces mots, prindrent artictes^ contre luy : l«y, de l'autre costé, les fit adjourner. Somme, te procès fut retenu par la court, et y est «ncores. Les sorbonicoles *, sur ce point, firent veu de ne sqy descroter,>matstre Janot avec ses adhe> rens fit veu de ne se mouscher, jusque à ice quHl en fast dit par arrest définitif.

Par ces veuz , sont jusques à présent demeurés et croteui et morveux : car la court n'a encores bien grabelé toutes les pièces. L'arrest sera donné es prochaines calendes grecques, c'est à dire jamais. Car vous savez qu'ik font plus que Nature , et contre leurs articles propres. Les articles de Paris chantent que Dieu seul peut faire choses infinies. Nature , rien ne fait immortel : car elle met fin et période à toutes choses par elle produictes : aa omnia orta cjactunt, etc.

Mais ces avalleurs de frimars ^ font les procès devant eux pendans, et infinis, etimmorteiz. Ce que faisans, ont donné lieu et vérifié le dict* de Cbilon Lacedemcmien , consacré en Delphes, disant misère estre compagne de procès, et gens plaidoyans misérables. Car plus tost ont fin de leur vie que de leur droit prétendu.

' OirigèreDtiiaacte'd'aeciisatioâ. 1535. Dans les autres, ma^/ts/res. Le trait s'appliqiie parfaitement ^ On nommait avaleurs'de fii- «tuc sorbotiisieâ ^ qui se gênaient mas les gens de palais, parce peu pour pren^ articles contre qu'ils allaient le matin de trèsleurs ennemis. bonne heure aux audiences.

^ Édit. ant. à 1635 et édit. de * Le dicton, les paroles.

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