CHAPITRE XXII
Les Je«s «e Gwf «nciuu
Puifi, tout lourdement grignotant d'uQ transon de &>aces, se lavoit les mains de vin frais, s'escuroit les denta avec un pied de porc, et devisoit joyeusement avec ses gens. Puis, le verd estendu. Ton desployoit force chartes, fôrce^ dés, et renfort de tabliers. Là jouoit^
Au iiux,
A la prime,
A la vole ,
A la pille ,
A la triomphe,
Alaptcaraie,
Au cent ,
A l'espinay,
A la malheureuse,
Au f^urby,
Au passe^diï, Au trente et un , A pair et séquence , A trois cens , Au malheuKux^ A lacondemAade, A la charte virade , Au maucontent , Att lansquenet , Au cocu,
* Nwu n'asoBS pas la prétention d'expliquer tous les jeux que Rabelais s^est amusé à éaumérer dans oe chapitre, d^abord parce qn^il en est un certain- nombre que nons ne connaissons plus , au moins par le nom qu^il leur donne; ensuite parce que ce serait intercaler un traité spécial dans on commentaire.
Nous nous somnaes borné à indiquer, dans cette énumération de 9. 1 4 jeux, certaines catégories , et aussi certaines répétitions. Enfin nous y avons ajouté quelques explications succinctes là où elles nous ont para possibles et nécessaires.
On trouve des listes de jeax qui penvent servir de snpplémeol ou
d^édaircissement à celle de Rabelais y dans le Voyage de M^ Guillaume y 1611, iu-8 , et dans la Vériiadle stnie du Parlement burlesque de Ponioise, 1^2, in'4> On nous, signale aussi plusieurs de ces jeux mis en action dans les stalles de la cathédrale de Ronen, dans diverses sculptures . et verrières de Champe^ux, de Saint- Lucien de Beauvais , etc. Ces dernières sont actuellement à Saint- Denis. Cette liste de jenx, qne, par des angmentsitions saccessives, Rabelais a portée à plus de deux cents, se trouve presque trqolée dans Timitatioadu C^rvgiantHaj par l'Allemand Fiscfaart.
6AMANTUA.
A qui a, si parle,
A pille, nade, jocque^ fow,
Au mariage,
Au gay,
A Topinion ,
A qui fait l'un fait TA^ire,
A la seq^uence,
Aux luettes.
Au tarau ,
A coquimbert,<}uigai|i^ peid.
Au beliné,
Au tonnent ,
A la ronfle ,
Au glic ,
Aux honneurs ',
A la mourre ,
Aux eschetz ^, .
Au renard,
Aux marelles ,
Aux vaches,
A la blanche,
A la chance,
A trois dés.
Aux tables,
A la nicque nocqae.
Au lourche,
A la renette ,
Aubarignin,
Au trictrac ,
A toutes tables ,
Aux tables rabatues.
A reniguebieuv
À«feroé,
Aux dames,
A la baboH ^^
A primus secundtu ,
Au piedduoMHAêtu,
Aux clefs ,
Au franc du carre««,
A pair ou boii ,
A croix ou pile,
Aux martres.
Aux pingres,
A la bille,
Au savatier.
Au hybott.
Au dorelot du Uevfe,
A la tireiitantaioe,
A cochonnet va devant,
Aux pies,
A la corne,
Au boeuf violé,
A la chevêche,
A je te pince sans fire^
A picoter,
A déferrer l'asne ,
A la Jautru,
Au bourry bourry 2^ *
A je m'assis,
A labarbed'oribus,
A la bousquine ,
A tire la broche ,
' U s'agit. .jiis<|u'ici de jeux ^ cartes, stMipemi-èlreAm lueUet^ que Le Ducbat prétend être k fas* •ette. Le fautiif. et le ftéliné (le trompé) pourraient bien être le iMéme jeu aoug des noms différent^ , ainsi que le tMtuamtent^ ie mmlketweux ^ la maikeureu^e^ edc* Plusieurs se retrouveot dass les UaUnées du sieur de CiioUères , 1586, f. 162 : « Ils passèrent deux on trois heures à jeoer «a flus, au jay , à la séquence , à la condeomade* à la «lef, À remuérmesnage , ^ic. »
^ La plupart des jeux suivants , jusqu'aux darnes^ sont des jeux
de tables ou tabliers , tels que les écbees, le trictrac, les dés, les dames, et leors variétés.
^ Ici paraissent connenoer dés jeux d'enfants ou d'éeeliers. Les martret et les pimgree senblent êire les osselets. Ou reeoMMÎi facilement ceux de la savate et du €»• . chonnet. Le hœuf violé eu plutôt vielié répondait à notre bœuf gra». ^> Déferrer l'âne est peut-être le jeu de Mmréckai^ Jerret^iv êien?
* Bourry zom^ suivant Le Duchat, serait une espèce de cache»
cache, et la èatée d'oribus-j de eolin-maillard.