‹ Œuvres, collationnées pour la première fois sur les éditions originales, accompagnées d'un commentaire nouveauChapitre 251 sur 401 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

gcnes par testament ordonna estre prés luy posé après sa mort, pour chasser et esrener ces larves bustuaires1 et mastins Cerberiques. Pourtant, arrière cagotz! Aux ouailles, mastins2! Horsd'icy, caphards de par le diable, hay! Estes vous encores là? Je renonce ma part de papimanie, si je vous happe. G ZZ, g ZZZ, g ZZZZZZ 3. Davant, davant ! Iront ilz? Jamais ne puissiez vous fianter que à sanglades d'estrivier es ! Jamais pisser, que à l'estrapade *: jamais esch au f fer qu'à coups de baston !

* Éreinter ces larves rôdant auprès des tombeaux (bustum en latin, bûcher, sépulcre).

2 Chiens, aux moutons!

3 Nous adoptons sans hésiter cette leçon gzz au lieu de grr, qui est une faute évidente. C'est avec ce sifflement de plus en plus prolongé que l'on excite encore les chiens à se battre.

(Xe, xe , xe Dict. limousin de Beronie.)

4 L'estrapade était un supplice usité en France et en Espagne (estrapada, en espagnol). — La place de V Estrapade, à Paris, était le lieu où l'on appliquait autrefois ce châtiment.

Au moyen d'une corde à poulie, on serrait le condamné jusqu'à l'étouffer. Il devait en effet, sou* cette affreuse pression, pisser, no pas de peur, mais par un relâchement forcé.

Page 1