‹ Œuvres, collationnées pour la première fois sur les éditions originales, accompagnées d'un commentaire nouveauChapitre 9 sur 401 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les Fanfreluches antidotées , trouvées en un monument antique.

v ), i? enu le grand dompteur desCimbre«, : : sant par l'air, de peur de la rousée.

, sa venue on a remply les timbres . :!. beure frais, tombant par une housée. :..uquel quand fut la grand mer2arrousée, Cria tout haut : Hers, par grâce, peschez le, Car sa barbe est presque toute embousée ; Ou, pour le moins, tenez luy une eschelle.

Aucuns disoient que leicher sa pantoufle Estoit meilleur que gaigner les pardons :

1 Nous n'essayerons pas d'annoter ce chapitre, où tout, à commencer par le titre , est inintelligible à dessein. Dans ces prophéties , aussi obscures que celles de Merlin et de Nostradamus, on peut a la rigueur soupçonner quelques allusions aux affaires de religion , au pape, au protestantisme; mais vouloir aller plus loin, et préciser, au bout de trois siècles, ce que l'auteur n'avait pas voulu que l'on comprît de son temps, ce serait tomber dans les aberrations de ces commentateurs qui ont si étrangement abusé du système des interprétations historiques.

Dans son imitation de Rabelais,

l'écrivain satirique allemand Fischart n'a pas cru devoir reproduire textuellement ce chapitre , et y a substitué d'autres plaisanteries aussi peu intelligibles. S'il y avait vu les allégories hérétiques qu'y découvrent certains commentateurs, il n'aurait pas manqué , avec son antipathie contre l'Eglise de Rome, de les reproduire et de les rendre plus transparentes,

Renonçant à expliquer l'ensemble du chapitre , nous n'avons pas cru devoir donner, sur les mots pris isolément , des explications qui n'auraient eu aucune utilité pour le lecteur.

2 Grand mère édit. de 155J5,

GARGANTUA

Mais il survint un affecté marroufle

Sorti du creux où l'on pesche aux gardons,

Qui dist : Messieurs, pour Dieu nous en gardon?,

L'anguille y est, et en cest estau musse.

Là trouverez (si de prés regardons)

Une grand tare au fond de son aumusse.

Quand fut au point de lire le chapitre, On n'y trouva que les cornes d'un veau. Je (disoit il) sens le fond de ma mitre Si froid qu'autour me morfond le cerveau. On l'eschauffa d'un parfum de naveau, Et fut content de soy tenir es atres, Pourveu qu'on fist un limonnier nouveau A tant de gens qui sont acariâtres.

Leur propos fut du trou de saint Patrice, De Gilbathar, et de mille autres trous; S'on les pourroit réduire à cicatrice, Par tel moyen que plus n'eussent la toux : Veu qu'il sembloit impertinent à tous Les voir ainsi à chascun vent baisler.

Si d'adventure ilz estoient à point clous, On les pourroit pour houstages bailler.

En cest arrest le corbeau fut pelé Par Hercules qui venoit de Libye.

Quoy ? dist Minos, que n'y suis je appelle ? Excepté moy, tout le monde on convie : Et puis l'on veult que passe mon envie A les fournir d'huytres et de grenoilles. Je donne au diable, en cas que, de ma vie, Preigne à mercy leur vente 1 de quenoilles.

Pour les matter survint Q. B. qui clope, Au saufeonduit des mistes sansonnet/.

Le tamiscur, cousin du grand Cyclope, Les massacra. Chascun mouschc son nez :

1 L'édition de 1535 a veniez d'autres, ventre.

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