‹ Œuvres. Collationnées sur les éditions originales, accompagnées d'une bibliographie et d'un glossaireChapitre 14 sur 279 · LIVRE ÎV, CHAPITRE II · texte numérisé non relu

LIVRE ÎV, CHAPITRE II

noxial, et pcrdens la vcue et guyde de l'aisseuil Septentrional, font navigation énorme; ains suyvre au plus prés le parallèle de ladicte Indie, et gyrer autour d'icelluy pôle par Occident, de manière que, tournoyans soubs Septentrion, l'eussent en pareille élévation comme il est au port de Olone, sans plus en approcher, de paour d'entrer et estre retenuz en la mer Glaciale. Et suyvans ce canonicque destour par mesme parallèle, l'eussent à dextrc, vers le Levant, qui au département leur estoit à senestre.

Ce que leurs vint à profict incroyable. Car sans naufrage, sans dangier, sans perte de leurs gens, en grande sérénité (exceptez un jour près l'isle des Macreons), f cirent le voyage de Indie supérieure en moins de quatre moys, lequel à poine feroient les Portugualoys en trois ans, avecques mille fascheries et dangiers innumerables. Et suys en ceste opinion, sauf meilleur jugement, que telle routte de Fortune fut suivie par ces Indians qui naviguèrent en Germanie, et feurent honorablement traictez par le Roy des Suèdes, on temps que Q. Metellus Celer estoit proconsul en Gaulle, comme descrivent Corn. Nepos, Pomp. Mêla, et Pline après eulx.

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