EPISTOLA XL1V
CAST0U1ENSIS CONDOMENSI.
Exposilionan inlactam remanere, Condomensjs rulionibus assentiens, plurimum approbat, aijitque de quibusdamaliis scriptis.
Qua) ad dominum Arnaldum de me scribis, licet meis sint meritis longe majora, eo tamen sunl gralissima, quod mihi restruttJ
(133) Oral, de S. TheodfmarU, l. fil.
(15GJ l'oen. VI de S. lilic.
Kil PARÏ. XIV. LETTUES DIVERSES.
lestantur affectum. Non onim noiest non caché au monde el à soi-même, ne voit ;
esse jucundum abeoprœsule diligi, quem celle première vérité ] virtutis excellentia superis charissimum, el Après la mort de M. de Turenne, on a ici
quem splendor doclrinœ morlaljbus reddît fort pensé à vous rappeler ; cela a été dé-
venerandum. Plurimum vestrèé' gratis me tourné: ci apparence les hommes l'ont fait.
,v,nosco debere, quod singulari humanilale et nous en savons lus raisons; en effet, c'est
ad meas observationes respohdere fueris Dieu qui a tout conduit ;ei nous savons
disnatus. Ralionos 6b quàs censés in libro aussi sa raison, qui est de vous renfermer
hinil esse mtitattduinanfplectarlubens. Vidi avec lui. Voila, Monsieur, quel doit être"
quas calumnias effulieril nescio quisCalvi- votre exercice. Dieu fera de vous ce qu'il
nista, fjni noht in quoditferunt exemplaria lui plaira : peut-être veut-il vous appli |uef
ly pi s édita, a b î J lis quœ calamus expressit. un jourà quelque bien: peut-être vous veut^
Quare, ne maledicis ûl la |/rœbealur calum- il tenir sous sa main retiré du monde. Qui
niaeoccasio, prudenter slatuis nihil esse mu- sait les conseils ne l'Eternel? S \s pensées ne
tandum. Posi paucos dies Batavis meis Ba- sont pas les nôtres : adorons-les, soumet.-
ta vice loquetur veslra fidei Eœposilio. Noii lons-nous ; n'attendons rien que sa gloire i*l
dub'ilo quin proderit quamplurimis , qui s<>n règne : ne ^attendons pas de nous-mê--
non alia ma is de causa a nobis manenl îues , qui ne sommes et ne pouvons rien:
nversi, quam quià sanclimoniam el majesla- soyons prêts à tout ce qu'il voudra: écou-
lem catholieœ veritalis non dislhiguudt ab tons-le dans le fond du cœur : qu'il soit notre
opinalionibus seholaslieoruuï , S83, e non conducteur et notre lumière; il le sera, si
castis, sape non veris. nous l'aimons, et si nous mettons en lui
Calerhismum ( 1.37) quem métro compo- seul notre confiance, suisli, nobilis apud Batavos poêla Batavicis Je travaille sans relâche , dans les heures numeris non expressil inepte : ut ille noslris de loisir que j'ai, à faire quel pie chose càtechumenis liât familiaris , brevi etiam pour le salut des hérétiques : ce n'e-t que evulgabilur. Multum igitur libi, autistes il- le peu de temps qui me res'lc qui empêche lustrissime, nostra débebil Batavia : luis le progrès.de cet ouvrage. Priez Dieu qu'il enim lucuhi'ationihus illuslrabitur in fi. le, me fasse la grâce de le continuer pour Tact crescel in scienlia Dei. Huic favori alium mourde lui, et qu'il me donne des lumières a Ideres, si Lai in uni exemplar Expositionis pures, j'ai fort uans le cœur M. et Mme de fidêi mini rui Itère dighareris. Curam gère- Schomberg: ils sont encore bien loin; mais rem ut hic typis, ai insiruulionem corum Dieu est bien près. Adorons-le en secret el qui libenter Lalina legunl, quam pfimùm en public; écoutons-le dans la solitude et ederetur. Magno me bëneficio ditabis, si hoc dans le silence de toutes choses : souffron
a vestra gratia mereaf obtinere. ce qu'il veut, faisons ce qu il veut; c est la
Sopietfdis torbis,quœ anno elapso occa- tout l'homme. sione cullus Dciparœ in Belgiofuerunt cou- A Saint-Germain, ce 16 mars IGTô.
cilaiœ, composui quatuor tractatus De cultu
sanctorum, ac praôsertim Deiparœ. Horum ,
exemplar vestrœ gratiffî audeo offerre , quo '-El 1 RE XL\ l.
meum illi tester obsequium, et una signili- a m. diroîs, docteur de sorbonne.
cem quanta cum ecstimalione luarum virtu- a . .... . ,. ,
lum, el observantia meritorum me profilear, Sur lc" ouvrages d Bolsiemus ! état de* vurillustrissime etc. '/r,s' a>! temPs de Dioctétien, quel /ues écrits
o Februaiï'i 167G. italiens, la morale corrompue, et différente*
traductions du livre de l'Exposition.
1 ETÏRE \i V *' v a 'onSlem>,s 'I10 Je ne vous a' donné
" i do mes nouvelles, quoique j'aie reçu ue vos
au marécual de BrtLLEFONDS. lettres. Une malà lie, les afaires, et, si vous
Il l'exhorte à avoir les yeux toujours tournes voulez, un peu de paresse, en mil été cars ■
vers la lumière intérieure, et lui parle du io renU"e présentement en commerce par
dessein qu'on avait eu de le ravoeler après u,ne l"'ièr,J C|U1 uu vous ser* <:,''s L,esabr«*éable :
la mort de M. de Turenne. v esl> Monsieur, de vous informer des ouvrages d Holstenius (138). On m a dit qu il
Je vous écris peu, Monsieur; car il y a peu en avait laissé de très-excellents , el très-
à vous dire : Dieu vous parle, et vous l'é- dignes d'être imprimés. N'y a l il pas moyen
coûtez. Les hommes ont peu à vous dire, d'exciter su'r cela eeux qui les cml ? II nous a'
quand cela est a.insi. Prêtez l'oreille au de- donné les Actes du' martyre de saint Boni-
uans, avant les yeux de l'esprit toujours face,' qui ont beaucoup de marques d'une
tournés et toujours attachés à celte lumière grande anli j lilé : i! doute, ce me sè.nb e .
intérieure, où l'on voit que Dieu est tout, si le latin esi pris ;-;i le grec, ou le grue sur
et que tout le reste n'est rien. Heureux, qui, le latin. Pourriez vous éi làireif cela par una
(157) Errai Caslorienss, hune i:alechi>wu n Bos- cirm ann. 1680. ?!îc:io a&crilwudu : ejiis aucior fuii UnlovicnS 1<J (I5>) It ei;i i j-a tl de Ta bibliolliêque dû' YahVsn^
BvMir^ro s de Heauviiie, q>u inu'ta etiam aha pia ci juti ssail d« la plus i-i-.ohlo cuusi <crat vu parmi
c.iiiiina Gallice si-rip.-it, a Bossuetio pUitib^isipie le*sava is de l'Europe. Cj iscopis et duetoiibus approbata. Vira funciu? est
Œuvres compl, m B«5$si si \1 -7
BU
lionne critique V il j 8 un ru >t lans le latin, tout sur la lin. qui marque qu'Ag'aé ai bel .1 it vie tn/er sanctimonialei Qu'A y ait toujours en des vierges sacrées, c'esl chose constante; qu'elles aie il élé appelées sanctimonides, ou 11 êrùe qu'elles a enl vécu en c itnmunaulé dès le temps de Dioclélien , on on peutdouter : il faudrait voir comment parle et de quel mot se son le grec. Vous ,-iv./, sans doute, grande habitude avec tf. ahbé Gradi(139), bibliothécaire apostolique, j ii r qui vous poum z voir ces pièces : vous me lerei plaisir de le faire.
Par occasion , vous pourrez assurer ce docte prélal que j'ai vu, entre les mains de M. «le Monlausier, une oraison funèbre du . rdin.nl Rasponi, dont j'ai eu une extrême satisfaction, tenl pour les choses que pour le style. J'ai vu aussi un autre ouvrage manuscrit, plein d* érudition et de droiture; ce qui m.' tait beaucoup estimer l'auteur de ces belles choses.
À propos de sentiments droits sur la morale, est-il possible qu'un Pape si saint ne soit point un jour inspiré de mettre tin à tant d'opinions corrompues et très-dangereuses, qui se répandent dans l'Eglise, et dont ses ennemis tirent avantage contre la pureté de ses sentiments? Alexandre VII avait commencé d'y mettre la main ; et l'accomplissement d'un si grand ouvrage est dû à la piété et aux grandes lumières d'Innocent XI.
M. lévêque de Hollande (Lï-O), homme l;ès-capable, comme vous savez, lait imprimer mon traité de \'Eaposilion en hollandais , et lèvent faire imprimer en latin; c'esl ce qui m'a obligé de revoir moi-même une version qu'un de mes amis (lil) en a faite. Si vous jugez qu'à Home la version latine toute faite pût être plus tôt imprimée que l'italienne, je vous l'enverrai. Mandezmoi, s'il vous plaît, voire sentiment, et si vo:is croyez que par ce moyen on évitât les longueurs. Conlinuez-moi voire amilié, et croyez que je suis, avec une estime particulière, etc.
A Sainl-Germain, ce 26 novembre 1076.