A M. SPON, DOCTEUR E> MEDECINE
Il loue ses écrits, et lui donne quelques avis pour la suite de ses travaux.
J'ai présenté à Mgr le Dauphin votre défense (190) : elle a été bien reçue ; et j'ai ordre de vous témoigner qu'il estime votre mérite. M. le duc de Monlausier verra avec plaisir votre ouvrage, plein d'érudition agréable et curieuse. Mais vous lui devez un livre: je lui donnerai, de votre part, celui que vous avez envoyé pour moi. Je suis, Monsieur, fort content de votre manière de traiter les choses, et de vos belles recherches. Si vous m'en croyez, vous ne vous amuserez plus dorénavant à des réponses et à de^ querelles dont le public n'a que faire. C'est assez d'avoir donné ce premier écrit à votre défense : au surplus, donnez-nous de bonnes choses, comme vous le pouvez; c'est bien répondre que de bien faire. Quant a votre g: and ouvrage, M. le chancelier est feruu à ne donner le privilège qu'après que les ouvrages entiers ont été examinés ; et on no serait pas bien reçu à lui demander autre chose : au surplus, je vous rendrai tout le service que je pourrai, comme un homme qui a pour vous toute IV lime possible. Je suis, Monsieur, etc.
A Paris, 1679.
(188) Petrus Co;ld«\ de quo supra, bcllus ■»« Batotus factus emntur «I legaiur. »
(189) 25 Octobre 1078, Ca lofiensis hoac abb li (l»0) CVsila recouse de M. S;> «n a la cnjiqu* Ponlcl.aiean scribebat : i Incredibile diclu quan- publiée par M. Guillet, contre ses » oyages dt l*«è«
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... j'en • i présenté un, de voire part, ?, ; iH-;ir le Dauphin, qui m'a com-
:.., qu'il l'avait ou tr réable. >! de Montsusier m'a i rié de vous oroplimenls pour celui que je lui On a trouvé l'inscription belle ; mais on a jugé qu'il eûl été mieux de no inl m. tr'.- le nom de Bourbon, qui s'éteint dans In branche qui vient à la couronne. l/n:i; ression cl les ligures son! fort belles : oses sont curieuses, et bien expliquées. Le public vous doit savoir gré du s «i.-) que vous prenez de l'instruire si bien. Pour moi, outre que je rentre dans ee sentiment, je vous suis obligé, en mon particulier, et suis, de tout mon cœur, etc. Ce 15 octobre 1G79.
LETTRE LXXIL
A M. MIGNAKD, PREMIER PEINTIir. DL IlOI.
Sur la mort de sa fille (101).
3 .» ne puis vous dire, Monsieur, combien ie suis sensiblement louché de la perte que .-avez faile. Comment donc avez vous lu celte chère fille, dont j'ai plutôt appris la mort que la maladie? Je prie Dieu qu'il v us donne des consolations. C'est là, Mons iiir, qu'il faut regarder. Nos vues sont trop courtes pour savoir absolument ce qui nous est propre. Il faut se reposer sur celui qui fait tout pour notre bien, par rapport à ses fins cachées. L'innocence de (telle chère et aimable enfant lui a fait trouver dans !a mort la félicité éternelle, qu'une vie plus longue aurait mise en péril. Consolez-vous, Monsieur, avec Dieu. Consolez madame Mignard, et croyez que je suis touché au vif de votre malheur.
EP1STOLA LXXUL