I . i pas besoin Je vousdi
que je |»ersisle toujours dans met pre-
,;U( . : is el dans le môme désir
, n vous aura même ren lu
/,„ la démarche mie j'ai faile Bupi -
II, le duc du Haine, le ne vona dis rien
davantage, el j'espère que vous demeurerea
litemeni assuré de moi, que je mus
poursuivre de mon < Ole l<>ut i e
I |S lOUl '
Vousaere* bien aise, mon cher seigneur, de savoir de moi que J° ,;lis demain, s'il j lall à Dieu , le mariage de mon neveu jsuel avec Mlle de la Briffe > fille de M. le procureur général, cl que, par la grA<e de Dieu, je Irouve dans celle alliance iout raque je pouvais désirer.
J<- suis, Monseigneur, avec le respect que vous savei, etc.
a Versailles, ce 21 lévrier 1700.
RÉPONSE DE Ht. l.l A I OV E DE UiREPOIÏ.
Sur sa contestation avec M. l'évêque d'Alais, puur la députation des états , et sur les nouveaux onvertis.
Je vous rends mille grâces, Monseigneur, Je toutes vos bontés, et je commence par me réjouir avec vous du mariage de M. votie neveu. Je ne connais pas la demoiselle ; mais on me mande que le mérite de la per- 94 une répond à tout le reste : ainsi il y a mille sujets de vous en féliciter.
J'ai vu la lettre de M. l'évêque d'Alais; elle ne m'a pas surpris, car je connais ses manières : mais j'aurais cru qu'il vous aurait fait plus d'honnêtetés qu'il ne vous en fait. Vous aurez vu, Monseigneur, dans la leltreque j'ai cru devoir écrire à M. l'évêque de Chartres, combien tout ce que M. l'évêque d'Alais dit des prétendus engagements qu'il pret":i 1 ipie j'avais pris avec lui est faux el sans fondement. Il est étonnant que, le lui ayant nié bien formellement, il ose encore l'avancer, et ci ter des témoins qni ne le disent pas assurément. Mais ce n'est pas de quoi il s'agit; il s'agit si c'est lui faire une injustice, comme il le prétend; il s'agit s'il s'est cru déshonoré de ce que M. l'évêque de Montpellier a été député avant lui, el pourquoi il prétend l'être de ce que je son*e à être député après M. l'évêque de Montpellier, à qui c'est moi, el non M. l'évêque d'Alais, «jui a cédé. Vous pouvez le demander à M. l'évêque de Montpellier que vous aurez bientôt a Pans. Il ne fut pas seulement
irié de M. Kévêque d'Alais, qui ne fut que
I pou de jours aux derniers états de Nar-
une, où la chose se décida il y a environ
■is. Avec loul cela, MoiiM loueur, je
••uns avoue que cette concurrence avec un
me dont les manières sont si rudes ne
-ic- faire une extrême peine, e: k-
• fort qu'avant d'en venir à une
««"bat, quine me parait point con - ^•r * Jeux évoques, on iruuvâ quelque «ooven d apaisac M. l'évêque d'Alais. Je
S DE Hossi ET H! '
vais si M. de Basville le pourrait faire; i ieis je crois qu'il faul auparavant laisser oser à M. révoque d'Alais toute sa poudre. il sera plus traikable quand il Verra qu'il ne lui reste plus guère d'espérance de réussir; car, s'il n'arrive point de changement, je crois que j'aurai les trois quarts des voix. Mais, encore une fois, il me semble (pu.» c'est un scandale dans l'Eglise qu'on voie di o\ évoques disputer à qui s'éloignera de son évêché ; et je voudrais bien qu avant ie terme des «'dais prochains, les choses fussent réglées entre nous deux. Vous aurez à Pa- :i-, et dans l'assemblée même du clergé, deux ou trois de nos prélats qui vous diront ce qu'ils pensent delà prétention de M. l'évêque d'Alais ; ils savent nos usages, el je ne crois pas qu'ils soient suspects à M. l'évêque d'Alais. Le P. le Valois, à qui M. d'Alais avait écrit, comme pour lui demander conseil, me mande ce qu'il lui a répondu, qui me paraît fort sage :je nesaissi M. l'évêque d'Alais s'en laissera toucher. Ce que je puis vous assurer, Monseigneur, c'est que le seul plaisir de vous voir, el de passer quelques mois auprès de vous, m'a fait désirer la députation, et que, sans cela, je l'aurais déjà cédée S3ns peine à M. l'évô pie d'Alais.
Nos nouveaux convertis font un peu mieux ; M. le Gendre, intendant de Montauban, a donné ordre à un subdélégué qu'il a dans le pays deFoix, d'ordonner de sa part à tous les nouveaux convertis d'assister à la Messe, el qu'il ne leur donnait de terme que jusqu'au premier dimanche de Carême, auquel il entendait que tout !e inonde y assistât. Cet ordre a eu un très grand succès, et il y a eu très-peu de personnes dans une paroisse très-nombreuse qui n'y soient venues. Ils sont encore venus en plus grande fouie aux. serinons (pie je leur fais tous les dimanches sur la matière de l'Eucharistie, que je traite avec beaucoup d'étendue, et d'une manière familière avec les livres à la main, je ne sais si Dieu bénira nos soins; mais ces commencements sont heureux. Je suis toujours avec un respect et une reconnaissance inlinie, etc.
A Ma/.ereltes, ce 10 mars 1700.