‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 243 sur 458 · A M DE LA BROUE, ÉVÉQUE DE MIREPOIX · texte numérisé non relu

A M DE LA BROUE, ÉVÉQUE DE MIREPOIX

// tut demande des éclaircissements sur les protestants du Languedoc, qiïon obligeait d'aller à la Messe, et lui témoigne combien jeu ceux de son diocèse tiraient avantage de cette pratique.

jTayappris, Monseigneur, et c'est de Fa

Majesté elle-même, que dans la ville de Montauban lous les réunis allaient à la Messe, à la réserve de trois ou quatre. Je présume qu'il en est à peu près de même dans la plupartdes autres villes de vos quartiers. Je vous supplie de me mander en crel dans quelles dispositions ils sont pour le> sacrements, et si cet acte les dispose a k-S recevoir. Pour moi, j'éprouve le contraire;

fAitT. XiV. lettres diverses.

et ceux qui vont à la Messe, à quoi plusieurs sont disposés, et a qui on ne demande antre ehosç quant à la disposition du coeur, croient s'être acquittés de tout par ce moyen, et ne songent plus à rien du tout; en sorte qu'on ne trouve pas leur conversion plus avancée. Je crois, au reste, que ceux qui paraissent si contents de cctto assistance à la Messe y voient autre chose; et, sans entrer là dedans, je vous demande, pour mon instruction et par rapport a mon expérience, comment vous croyez qu'on peut profiler des exemples que i'on vous donne en vos pays.

J'attends avec impatience votre réponse sur la lettre que je vous ai envoyée, pour en parler encore une fois et encore plus à fond a M. le duc du Maine. Au reste, je suis avec le respect, Monseigneur, que vous savez, etc.

A Paris, ce 19 mars 1700.

LETTRE CCLYIL

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