‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 276 sur 458 · VICAIRE · texte numérisé non relu

VICAIRE

Sur la peine qu'il ressent de ne pouvoir '-et te année, conférer avec messieurs les doyens, et tenir son synode.

La peine que je ressens de ne pas voir cette année, mes chers confrères messieurs les doyens, pour apprendre d'eux, selon la coutume, l'état du diocèse, et de ne pouvoir non plus tenir le saint synode, ne peut être

PART. XIV. LETTRES DIVERSES

ré| arée, mon cher neveu, que par le s»ojh que vous prendrez de me donner u nouvelles, et Je leur apprendre 'les miennes. De ma part, vous leur pouvez dire que Dieu me comble de grâces, menu.- selon le corps, non-seulement en m'exemptanl de toutes douleurs, mais encore en semblant vouloir tous les jours réparer mes forces par la bénédiction qu'il donne aux re I) •

leur part, ma consolation sera d'appr ndre qu'ils marchent dans la voie de la vérité, i : qu'ils accomplissent leur ministère. J'ai bien besoin du secours de leurs prières pour me faire accomplir la volonté de D:eu, à laquelle je suis livré à la vie et à la mort, jetant en lui toute ma sollicitude ; parce qua je sais qu'il a soin de nous. Ainsi dicté de mol à mot.

Et plus bas, de la main de Bossuet :

La paix de Jésus-Christ so:t avec vous tous, mes frères.

j-J. Bénigne, év. de Meaux.

A Versailles, ce 4 septembre 1703.

DE bossuet au cardinal altieri.

Monseigneur,

J'ose prendre la liberté d'avoir recours à la protection de Votre Emmenée, sans avoir l'honneur d'en être connu. Sa générosité extraordinaire m'en donne la hardiesse. Je supplie très-humblement Voire Eminence, de vouloir bien jeter les yeux sur le Mémoire qu'on joindra à celteTettre. Elie verra par là, Monseigneur, ce que j'ose lui demander, et les raisons que j'ai d'espérer : nais j'espère plus en la bonté de Voire Eminence ; je me flatte de la pensée qu'elle voudra bien m'obliger ; c'est peut-être à moi une vanité trop grande : mais je ne puis m'en défendre, tant il est doux d'espérer d'être un peu considéré dans un ponlilicatoù noire Saint-Père le Pape et Voire Eminence font présider la vertu. Je ne mérile pas , Monseigneur, que Votre Eminence me regarde; mais j'ose me promettre qu'elle voudra bien obliger en ma personne le roi même qui me l'ait l'honneur de s'intéresser dans ma demande, et Mgr le Dauphin à qui je tâche tous les jours d'inspirer le respect qui est dû à l'autorité du Saint-Siège, et, en particulier, au poniitieal de Clément X, que la piété d'un si grand Pape et l'administration admirable de Votre Eminence rendront éternellement mémorable. Il n'y a personne dans la éluetrente a qui je ne dispute la gloire d'obéir h Votre Eminem-e, ni qui soit avec un [dus profond respect, elc.

J. IhiNioNE, évêqne de Condom.

A Versailles, 7 mais 1073.

LETTRE CCCXXVm,

DE BOSSUET AU CAKLUNAl. ALTIERI.

Monseigneur, Pour me faire obtenir du sacré collège un traitement au<si favorable que celui que

lur

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j'en ai reçu, il De fallait rien moins qu'une iteclion aussi déclarée que celle de Voire Eminence; et une grâce aussi extraordinaire, faite d'usé manière aussi obligeante, ne pouvait venir que |>ar elle; outre les avis que Sa Ma • de Rome par les ministres

• e que \ olre Eminence a fait par son pect, j'ai pris i ussi de mon coté le soin que je devais de l'en informer. Il ne me reste, M nseigneur, qu'è faire a Votre Eminence mille remerctments Irès-humbles de ce que, dans la considération qu'elle a eue pour une aussi puissante recommandation que relie du ici , elle veut bien me faire connaître qu'elle a eu quelque égard pour une. Que si jamais , Monseigneur; le uoftue souhaite de moi quelque chose qui serve ;i faire paraître ma dévotion envers le Saiut-Siége et envers un pontiticat autant rempli de vertu et de gloire que celui-ci , je lâcherai en tous points de le satisfaire) "je ferai des vœux continuels pour la sanié de notre Saint-Père* et prendrai tout le soin possible de marquer le zèle et Je respect profond avec lequel je suis, etc

J. Bénigne, évoque de Condorn.

- tint-Germain, 19 mai 1G73.

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