DE BOSSUET AU CARDINAL ALTIERI
Monseigneur, Je n • sais par où commencer les très-humbles et très-respectueuses reconnaissances de tous les bons traitements que mon neveu a reçus de Votre Eminence pendant son séjour à Rome. Il en reviendra tout pénétré, et si j'ose, Monseigneur, vous supplier encore de vouloir bien favoriser l'humble demande que je souhaite qu'il ait l'honneur de faire à Sa Sainteté pour l'induit de son abbaye, ce qui me le lait désirer avec tant d'ardeur, c'est, Monseigneur, l'avantage qu'il lui donnera de pourvoir de meilleurs sujets des bénéfices vacants. Si j'osais, je témoignerais à Votre Eminence la grande re> onnaissance que lui doit l'Eglise, et non-seulement celle de France, mais encore l'Eglise universelle, de la dernière décision si essentielle et si importante. Je pousserais même plus loin ma respectueuse liberté, si j'osais, Monseigneur, supplier Votre Eminence de poser aux pieds de Sa Sainteté ma reconnaissance profonde sur le grand ouvrage qu'elle vient de faire, qui rendra son pontificat, avec les outres merveilles dont il est rempli , éternellement mémorable. Votre Eminence ne doit pas douter qu'on ne rende ici à la constitution de Sa Sainteté tout le respect et toute l'obéissance qu'on lui doit, en observant, en même temps toute la douceur qu'on sait qui lui est agréable ; nul bomme, Monseigneur, ne fera jamais des vœux plus sincères que les miens [tour la conservation d'un si grand et si bon Pape, on ne sera jamais avec un respect plus véiitable, Monseigneur, etc.
J. Bénigne, év. de Meaux.
Meaux, le 16 avril 1699.
l'A. .T. XIV. LETTRES DIVERSES. 1230
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