‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 376 sur 458 · BOSSU ET. U · texte numérisé non relu

BOSSU ET. U

les incommodités et les maladies <nnv d grin, sans murmure, tant impatn me. louent

Dieu parmi les douleurs, nOB point l'fir

une constance affectée, mais avec une modération qui paraissait bien avoir pour priavcipe une conscience tranquille et un aaprit

SKtisfait de Dieu. Parler ai-je de sa prudence si avisée dans la conduite de sa maison?

Chacun sait que sa sagesse et son économie en ont beaucoup relevé le lustre ; mais je ne vois rien de plus remarquable que ce jugement si réglé avec lequel elle a gouverné les dames qui lui étaient confiées, toujours également éloignée et de celle rigueur farouche, et de celle indulgence molle et rebellée ; si bien que comme elle avait pour elles une sévérité mêlée de douceur, elles lui ont toujours conservé une crainte accompagna e

de tendresse jusqu'au dernier moment

de sa vie et dans l'extrême caducité de son âge; l'innocence, la bonne foi, la candeur étaient ses compagnes inséparables. ......

Ni sa bouche, ni ses oreilles, n'ont jamais été ouvertes à la médisance, tant la sim érile

de son cœur en chassait celle pe*

qui envenime presque tous les hommes cou tre leur semblable. Elle savait donner de la retenue aux langues les moins modérées, et l'on remarquait dans ses entretiens celle charité dont parle l'Apôtre (/ Cor. xui, 5-8;, qui n'est ni jalouse, ni ambitieuse, toujours si disposée à croire le bien qu'elle ne peut pas

même soupçonner le mal Vousdirai-je

avecquel zèle elle soulageait les pauvres membres de Jésus-Christ? Toutes les personnes qui l'ont fréquentée savent qu'on peut dire sans flatterie qu'elle était naturellement libérale, même dans son extrême vieillesse, quoique cei âge ordinairement soit souillé des ordures l'avarice. Mais celte inclination générale s ôtait particulièrement appliquée aux pauvres; ses charités s'étendaient bien loin sur les personnes malades ei nécessiteuses; elle i artageait souvent avec elles ce qu'un lui | parait pour sa nourriture, et, dans ces saints empressements de la charité qui travaillait son àme innocente d'une inquiétude pieuse pour les membres affligés du Sauveur dvs âmes, on admirait particulièrement son humilité non moins soigneuse de cacher le i

que sa charité de le foire Je ne m e-

tonne plus, Chrétiens, qu'une vie si religieuse ait été couronnée d'une tin si sainte.

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