VI. — Demande. — Comme je suis libre
(42) Celle phrase, et plusieurs aunes île la même leitrc, font allusion à quelques désagréments que Mme do la Maisoufort avait alors à essuyer île la supéiieure du monastère de la Visitation de Meaux.
• le ne venir aui récréalioi n \uo tout
le monde j est assemblé, .> i iii imiter
ce que j'ai ouï dire que pratiquait une personne, qui se déterminait, sranl qui lier, à se mettre a un tel endroit ; et a elle y prenait la compagnie qu'elle j ti'»iivait, agréable on non.
RÉPONSE. — Il y aurait la trop d'à!
tation, i't un soin inutile : il laot que la rencontre et une espèce de bai mi-
nent, comme il se lait dans les choses indifférentes.
VIL — Demande. — Ne dois-je pas, par ma conduite, éviter d'exciter la jalousie 'le celles qui sont attachées à moi.
Réponse. — Il ne faut guère avoir ég à de semblables jalousies, et l'on se doit beaucoup plaindre soi-même quand on assujettit.
VIII. - Demande. — L'une d'elles • Il d'une sagesse et d'une circonspection avec moi, qui m'édifie et qui nu; plaît.
Réponse. — Qui pourrait aimer comme Jésus-Christ aimait l'apôtre saint Jean, à cause de sa pureté, de sa candeur, do sa simplicité et de sa bonté, cela serait b Tout le reste est suspect et dang< reux, et il le faut craindre, non par scrupule, ce qui est toujours faible, mais par reflexion et | raison.
IX. — Demande. — La même me dit un jour, en me parlant de ses sentiments : Veut devez remarquer que je ne suis pus !
maîtresse du sensible. Je ne sais ce qu'elle voulait dire par là; car je ne remarque qu'une grande réserve et qu'une grande modération dans sa conduite.
Réponse. — Il la faut estimer de saroii si bien gouverner ce sensible, que la connaissance n'en vienne pas jusqu'à vous. Il n'\ a qu'à observer la réponse de l'article précédent.
X. — Demande. — Vous m'avez dit une fois, Monseigneur, que M. de Cambrai a une maxime admirable, qui est de ne point conduire par les livres, mais par pure obéissarice. Vous ajoutâtes quelque en»
dont je ne me souviens point.
RÉPONSE. —J'ai voulu dire que les lii ne faisant aucune application, et laissant la chose indéterminée, l'obéissance, <\m descend aux circonstances particulières, esl préférable ; il ne me vient point d'exception à celle iè.;le.
XL — Demande.— Entre plusinu- lw< que je prétends donner à la mie le la D14 supérieure, j'ai dessein d'j join Ire une petite instruction morale do feu M.
Trappe. Je désirerais savoir si fOUS naisse/ ce livre, cl m je puis le donner , l'auteur n'étant pas a la mode ici.
Réponse. — Je ne connais pointée livre: mais s'il 651 véritablement de feu M. d • la Trappe, il ne peu! qu'être bon en soi. qu<
Il isi question de ces désagréments dans I' lt*r<t«temeni que Mme .le la M ri a placé a las
de cette :
OEUVRES INEDITES L)l I ; ET.
iju*il puis i ver qu'il no serait pas
i nvenable ;i telles et telles maisons d'une autre observance que la sienne.
XII. - Di ••' vkdr. - Faut-il se confesser d'avoir dit «i u prochain une chose, qui, éianl un grand péché en soi, ne déshonore
- selon le monde, commet qu'un homme
si battu en duel, qu'il a eu une galanterie;
'une femme, avant sa conversion, était galante; en un moi, les autres choses qui semblent réparées car le changement de \ 10 ; de dire de personnes du monde, qu'elles ■ m rail de certains mensonges dont elles ne
Faisaient point une honte , ou d'avoir
rlé de défauts très-visibles qu'on n'apprend point à (vu\ à qui on parle?
Réponse. — Si les choses marquées dans I article précédent se disent avec louange, d'une manière qui inspire de l'estime ou des s ntiments mondains pour de telles actions, il faudrait s'en humilier beaucoup, et s'en « onfesser. On ne doit parler qu'avec, mépris
toutes les maximes du monde, si contraires à celles de Jésus-Christ ; autrement c'est introduire dans Jérusalem le langage de Rabylone.
XIII. — Demande. — Et d'avoir parlé de meilleur que îe combat, choses importantes, mais publiques à des Réponse. — Celte règle ne va donc pas à
Réponse. — Le tout par rapport à Dieu et nubien des autres, non pour s'attacher les personnes.
XVII. — Demande.- N'êtes-vous pas convenu que certaines prédilections étaient permises, et ne m'avez-vous pas cité l'exemple de Notre-Seigueur.
Réponse. — A Dieu no plaise que nous voyions en Notre-Seigneur des prédilections par un goût humain et sensible 1 Quand saint Jean et saint Jacques firent demander par leur mère la préférence sur les autn s disciples, Jésus-Chriïd la leur refusa, et leur présenta son calice.
XYI11. — Demande. — Je ne crois pas qu'on puisse en général blâmer l'amitié.
Réponse. — L'amitié, c'est la charité en tant qu'elle est déterminée, par les occasions et les liaisons, à rendre certains offices plus aux uns qu'aux autres, le fond étant le même pour tous : autrement l'amitié serait sensuelle.
XIX. — Demande. — Je crois que la meilleure conduite à l'égard des diverses dispositions qu'on peut sentir pour les créatures, est de les négliger, et que le mépris y est
I rsonnes qui les ignoraient?
Réponse. — M. de la Trappe, que vous paraissez estimer, et qui le vaut, était bien contraire à ces nouvelles du monde, et se faisait- un honneur de les ignorer. Lorsqu'elles deviennent si publiques et si communes, qu'elles forcent en quelque façon les solitudes, on en peut parler, mais sobre- Dt, et comme d'all'aires étrangères aux Chrétiens.
XIV. — Demande. — Je ne crois pas devoir entreprendre de gagner les mères; je suis trop naturelle pour y réussir.
— Réponse. — Vous n'avez pas compris dans quel esprit je vous ai parlé de cette sorte.
J'ajoute à mes réponses, certaines choses générales qui les peuvent rendre faciles.
Premièremenl, d'arracher de plus en plus de son cœur tout désir naturel de plaire à la créature, comme portant toujours quelque obstacle et quelque entre-deux à celui de plaire à Dieu.
Secondement', de se bien imprimer une fois les vérités qu'on veut pratiquer; ce qui l'ait qu'elles s'exécutent presque d'elles mêmes, sans une attention inquiète , dans toutes les occasions.
30 mai 1701.
XV. — Demande. — Vous m'avez dit, Monseigneur, que la règle de saint Paul (I'Itihp. n, 4), empêche de préférer ceux qui < :it uu goût pour nous, à cause de ce goût, mais de s'en servir pour les porter a Dieu.
Réponse. — Autant que le peut permettre
ification de la communauté, qui doit être ladies, de vraies absences, et que celles de
préférée à tout. quelques jours ou de quelques semaines n'y