X.VI. — Demande. — Vous êtes convenu feraient rien
que je peux avoir des manières affables, ou- Réponse. — J'en conviens encore, et je
I : le? et attirantes. conclus à l'absence quand cela se peut.
les laisser subsister (ces dispositions), mais à les détruire en détournant la vue, sans trop les combattre exprès; ce qui ne fait qu'échauffer l'imagination.
XX. — Demande. — N'est-ce pas combattre, que d'éviter les personnes pour qui on sentirait de l'inclination, ou que nous saurions en avoir pour nous?
Réponse. — Fuir n'est pas un combat.
XXL — Demande. — J'avoue que j'ai peine à entrer dans cette pratique.
Réponse. — Tant pis, c'est une marque que le sensible est peu mortifié.
XXII. — Demande. — Je pourrais éviter ou rechercher ces personnes d'une manière qui paraîtrait un hasard.
Réponse. — Il ne faut point d'affectation; mais on trouve le moyen de faire naturellement ce qu'on a gravé dans le.cœur.
XXIII. — Demande. — Je remarque bien qu'on m'évite, quoiqu'on le fasse avec adresse; celles que j'éviterais le remarqueraient peut-être de même.
Réponse. — .Quel mal que cela soit remarqué secrètement , et qu'on fasse sentir qu'on craint le sensible, qui est la source des attachements particuliers?
XXIV. — Demande. — Il m'a paru que cela irritait la passion en quelqu'une de ces personnes.
Réponse. — Il y a donc de la passion, et il n'est pas permis 'de la nommer. Si elle s'irrite par les remèdes, c'est signe que la maladie est grande.
XXV. — Demande. — Vous êtes convenu qu'il faudrait, pour guérir ces sortes de ma-