XXIX. — Demande. — L'une me plaît et m'édifie
Réponse. — C'est vous qui êtes la malade.
XXX. — Demande. — L'une prend un air renfrogné quand elle me rencontre , qui m'en l'ait prendre un air sérieux.
Réponse. — L'air sérieux. est fort bon.
XXXI. — Demande. — L'autre en prend un gracieux, et mwi de même.
Réponse. — L'air gracieux a ses degrés et ses minières.
XXXII. — Demande. — Elle m'a prié de lui faire toujours le même air : je lui ai répondu que je n'y aurais pas de peine.
Réponse. — C'est là une déclaration délicate et très-dangereuse.
XXXIII. — Demande. —J'ai ouï dire que les supérieures, par leur conduite sévère, augmentent ces attachements, au lieu d'y remédier ; qu'elles n'y ont réussi qu'une fois.
Réponse. — Il faut pourtant mêler des amertumes dans les sensibilités; mais c'est autre chose de tourmenter les personnes, autre chose de les troubler sagement.
XXXIV. — Demande. — Il y a eu des occasions où ces personnes m'ont laissé voir de la jalousie et de l'inquiétude sur mon amitié.
Réponse. — Vous voyez donc bien que ces amitiés sont directement opposées à la charité, qui n'est ni inquiète ni jalouse.
XXXV. — Demande. — J'ai su me débarrasser de l'empressement de quelques-unes qui ne me plaisaient pas.
Réponse. — C'est n'agir que par goût sensible ; et cela même, c'est la maladie du cœur.
XXXVI. — Demande. — J'ai dit à une de ces personnes, qui me marquait de l'inquiétude sur mon amitié, que ces craintes étaient mal fondées puisque je l'aimais plus que d'autres qu'elle me soupçonnait d'aimer plus qu'elle.
Réponse. — Dangereuse déclaration qui
ne va qu'à contenter la nature et les sens.