‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 402 sur 458 · XLI. — Demande. — Lorsqu'il m'est arri · texte numérisé non relu

XLI. — Demande. — Lorsqu'il m'est arri

faire ce qui est marqué dans les deui arlii

qui précèdent, par rapport aux Biles quiliennent à moi d'une manière trop vive, je m'en suis confessée à tout hasard , quoique ma conscience ne me reproche pas ces sortes de choses, et j'ai peine à croire qu'il y ait du péché.

Réponse. — On ne connaît guère l'horreur et la maladie du péché, lorsqu'on n'en sent point à contenter les sens.

Dieu veuille vous éc airer, el vous faire entendre la délicatesse de sajalou celui à qui tout est dû, et qui peut justement être jaloux.

Le prélat lui fait espérer son entrée prochaine au monastère des Ursulines.

Le I » se| Lembre 1701.

J'ai fait beaucoup d'attention à votre i imposition pour les l'isuimcs, ei/i d< les pas qu'il fallait pour préparer la SU|

rieure en grand secret. One de mes i est (pie, quand on est sur un cet tain pied dans une communauté . on n'y peut rien changer; mais, dans une nouvelle communauté, on le peut faire parfaitement. ki que d'enfoncer davantage . écrivex-moi amplement comme on vous traite a Sa ute-âl rie pour la nourriture. Pour la pi nsion, il

me semble qu'on se dispose à se contenter

de quatre cents livres . el que lesurpl

à voire disposition sous l'obéissam • 'OU que le demande le vœu de pauvre.

Le tour que j'ai donné à la chose, i que votre inclination vous avait d'abord par-

(43) Max. 284,

UEUVRES INEDITES DE BOSSUET.

i,v pour les l rsulines, où la conformité de l'institut était semblable, et que d'ailleurs il paraissait que. derant être avec moi dans une relation particulière, le voisinage la faciliterait davantage. Je n'ai pu m'empêcher laisser entrevoir que rous n'éliez pas avec les mères dans une si parfaite intelliice, tt que du reste je répondais de tout. Au surplus, j'ai réservée pousser les choses jusqu'à a1 que je fusse instruit de votre pari ; ce que ?ous ferez fort secrètement par M. P. , par qui je vous écris. Vous voyez l'attention que j'ai à votre repos, et que, pour celte transmigration, j'aurai à recevoir les ordres de la cour. Il faudra trouver un prétexte honnête; et vous pouvez, dès h présent . me dire vos vues , en tenant le tout très-secret entre vous et moi. Dieu conduise tout à sa gloire.

Sur le même sujet.

A Germigny, 3 octobre 1701.

Votre lettre pour .Mme de Maintenon est très-bien , et je l'enverrai au premier jour. J'eus hier une nécessité pressante de lui écrire, et ce me fut une occasion pour lui dire tout ce que nous avions jugé à propos sur votre sujet. Je lis en môme temps parler à la Mère des Ursulines, et je parlai moimême à M. Cat. , gouverneur de ces filles. Toit se dispose à merveille. Nous n'exécuter ms rien qu'après la réception de nos lettres à Mme de Maintenon, et son agrément sur le tout. Mais il a fallu faire les pas que j'ai faits à Meaux , parce que je devais venir ici dès hier au soir. M. Ph. y est ; en son absence , M. P. peut s'ouvrir à M. Cat. et a la Mère seuls, sans aucun tiers: cela sera mieux de toute manière. Vous verrez que tout ira bien, s'il plaît à Dieu. Je vous assure très-sincèrement que j'ai de la joie de vous approcher de moi. Je vous irai prendre à Sainte-Marie, quand il sera temps, et que tout sera disposé. Les mères ne sauront rien du tout, et nous garderons un grand secret, du moins jusqu'aux réponses de Fontainebleau. Notre-Seigneur soit avec vous à jamais.

Sur la conduite qu'elle doit tenir , dans les circonstances présentes , à l'égard de la supérieure et des religieuses de la Visitation.

A Germigny, 4 octobre 1701.

Votre lettre de ce matin m'apprend que tout était arrêté avec les Ursulines, et même qu'elles vous offraient un meuble en attendant. J'en reçois une autre ce soir , qui me fait craindre que la chose n'éclate plus tôt qu'il ne faut. Cependant nous ne pouvons rien exécuter, que la réponse de Fontainebleau ne soit venue. Vous savez que j'ai écrit dimanche, et j'ajoute que j'écrivis encore hier en envoyant votre lettre. Les rônonses de ce paysdà ne viennent pas toujours si vite, et je suis il avis que vous par-

liez vous-même a .a Mère. Il vaut mien\ que la chose lui soit déclarée par vous-même, plutôt que de lui venir par la traverse. Poussons pourtant le secret autant qu'il se pourra, .le vous demande pour ces Mères un adieu honnête , à quoi vous n'avez garde de manquer. Il ne faut ni plaintes, ni reproches, ni aucune sorte d'éclaircissements. Jo lésai préparées sans leur rien dire. Mettez sur moi ce que vous voudrez. Point de lamentations, je vous prie: quelque chose de court, c'est ce que je souhaite. Nolre-Seigneur soit avec vous , et conduise tout par sa grâce, selon sa volonté. Dieu est tout ; le reste n'est qu'un songe.

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