‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 405 sur 458 · LETTRES A MADAME DE LA MAISONFORT · texte numérisé non relu

LETTRES A MADAME DE LA MAISONFORT

La raison de vous approcher do moi, poussée tropavant, et donnée pourseul motif do votre retraite, aurait un ridicule < | u i ne convient point ni à vous nia moi. Je vous laisse dire ce que vous voudrez sur cela. Vous pouvez l'aire entrer cette raison comme en passant dans vos motifs ; mais de s'arrêter à cela, et de l'écrire à toute une communauté, cela ne se pou t. Il se pourra faire qu'on croira, et c'est ce qui doit arriver naturellement, que vous ne conveniez pas tout à fait aux Mères, ni elles à vous. Qu'importe qu'on le croie ainsi , puisqu'il demeurera pour constant qu'il n'y a point de plaintes contre vous, et que je vous en rends témoignage? C'en est assez. Noire-Seigneur soit avec vous. Ce sera ici un jour d'entier renouvellement pour les conduites extérieures, et Dieu en sera gloritié et ia nature mortifiée.

Il lui envoie quelques secours de la part de Mme de Maintenon.

A Versailles, 28 janvier 1702.

J'ai reçu avant-hier, Madame, par ordre do Mme de Maintenon, cinq cent soixante livres,etc.. Usez do ménage; ne songez point tant à donner qu'à payer ce que vous devez. Il me semble qu'on aime trop adonner dans les couvents : c'est un plaisir auquel on a renoncé quand on s'est fait pauvre comme Jésus-Christ. Il s'était pourtant réservé de donner aux pauvres sur la juste récompense de son travail; mais de ces présents d'honneur nous ne lisons pas qu'il en ait fait. Je ne les défends pourtant pas; mais c'est une des choses dont il faut se détacher, et demeurer dans un grand dépouillement, si l'on veut être riche en Dieu. Je ne vous dis rien sur la lettre et sur vos remarques. Allons au fond , et soyons véritablement contents de Dieu seul :. c'est la toute la consolation du Chrétien. Que restait-il à celui dont on avait joué le vêtement, et qui disait: Mon Dieu y mon Dieu, pourquoi m'avez-vous délaissé? Je suis un ver, et non pas un homme (Psal. xxi, 1, 7 seq.j, et le reste que vous savez.

Je n'ai point encore vu Mme de Maintenon.

Je lui ferai vus remeref mente , el entretiendrai, antant que possible, ms bonnes dispositions, très«résolu de vous soutenir en toute') manières jusqu'à la Dn de mes jou

LETTRE XXN.

// V exhorte au parfait abandon, <t luipa

de» dispositions dcqurhjitis fêrêonm* - . |

égard.

A Versailles, 90 février \~ayi.

Je ne sais rien du tout, ma fille, qu'on vous a dit sur Saint-Cvr. Ce sont des bruits qui ne sont pas venus jusqu'à moi, el

où je ne vois aucune apparence. Quoi qu'il en soit, abandonnez-vous à la divine Providence, qui fera tout pour le mieux el pour votre salut. Je suis en attendant le mon où je puisse voir Mme de Maintenon , et lui rendre votre lettre avec un peu de loisir. Nous nous sommes fort entretenus sur f sujet M. de V '. et moi , en présence de M. l'abbé de Caylus. Vous avez là de bons ii et avec qui on peut parler à cœur ouvert. Notre-Seigneur soit avec vous à jama

LETTRE XXIII

Témoignages (f intérêt et d'amr

Je ne doute point, ifia tille, de la sensibilité d'un aussi bon cœur que le vôtre. J demande vos prières, où j'ai confiance. I merciez de ma part Mine de S. Je ne m querai pas de témoigner" vos reconnaissances à M... Mme votre sœur a bien des bon dont je suis très-reconnaissant. Je prends part à la joie que vous donne sa meilleure santé, et je ressens tout ce qui vous touche.

// tâche de dissiper ses inquiétud

A Paris, 17 mai 17 Vous ne devez pas croire, ma fille, qu ait apparence que je ne serai que rarement dans mon diocèse; c'est là une inquiétude sur des apparences qui n'ont rien de solide, puisque je vous assure, au contraire.

mes sentiments y sont tout à fait 0|

Comptez cpie, quand Dieu vous ôtera un père, il vous en donnera un autre. Quand Dieu donne de la confiance aux âmes, c'est une marque qu'il veut qu'on les aide.

LETTRES INEDITES

Page 1