‹ Œuvres compl`etes de Bossuet (volume 2)Chapitre 408 sur 458 · A CORSÉ · texte numérisé non relu

A CORSÉ

(Archives de la maison de Goadé.)

Estime du prélat pour l'abbé Eusibe Rcmmdot, que lui a recommandé leprim

Gerraigny, 10 octobre II Votre Aitesse Sérénissirne sait combien j'estime l'abbé Renaudot. Personne, Monseigneur, n'est plus capable que lui de

ploi que vous souhaitez de lui procure Je suis ravi, Monseigneur, de voirq i que j'ai eu l'honneur de tous parler pour lui, Y. A. ait tellement connu ce qu'il vaut, (pic ce soit Kilo , maintenant , qui me le recommande. Elle ne doute point que je ne fasse tout ce qui dépendra de moi.

Je suis avec un profond respect,

Monseigneur,

de V. A. S. le îrès-humblc et très-obéissant serviteur. J. B., év. de Munis.

celles de Rocroy et de Tliionville. devait [\c prince s'étant trop acuaraé à poursuivre un ennemi en fuit ■) finir par un massacre, où, drs deux <6 ev. i (

peite fut presque égale: < Enfin, l'ennemi

découpe; c'est ce que le prince attendait : il pa ce premier mouvement. Déjà l'armée bollanda a ec ses superbes étendards, ne lui échappera p -.

tout mue dois le sang, toutes) en proie

Dieu sait donner de* bornes aux pins beaux seins. > Connue le grand orateur, sans rien avouer, a su tout dire.

(59) L« inunsir- Claude venait de publier v.( /;,. panse au livre de )l . de MêMUS, i Ululé : < onférmct avee M . Claude, ministre de Lluuenton, la II 1U87>. in-K°.

(liO) La Relation de Claude avant, des 1678, » irculé en manuscrit, Bossuel avait, d'avance, n \ andu à ce ministre, par ses Réflexions tut un écrit de M. Claude , publiées par le pré al a la suite d ouvrage, Conférence avec m, t. lande, minit Charenton, sur la matière de C Eglise , Pai • in-12. [Œuvres de Bossuet, édition aligne, t. i\ .

• I) L'abbé de Varna, l'an «le^ amis d étant mort, le -S septembre l(iS», .'» la Bibliothèque du roi, où il avait un emploi el s<m logement, le doete abbé Eusèbe Renaudot, qui aurait d poste vacant, obtint du gran i Condé, qui L'ealiaa une lettre à Bossuel, QJUQ ce prinee priai i de s 'intéressera une prétention si égil iry, oui, le jour même de la mon de l'abbé de Yares. en e : à révèque de Meaux le touchant réc t, lui envoj

CEI VRES INEDITES DE BOSSUET.

\ BOSSl i i'.

DO GH vm> i ONDE

printe est en peiné de Géraud de Corde-

. grièvement malade.- Il prend pari

\uffre Bossuet, qui, affligé des

morts rérentes de l'abbé de Vares* et de

l'abbé d'Expinay Saint-Luc, est menacé de,

p rdre, de plan, M. de Cordemoy.

primé . non dans Ips Œuvres (le Bossuet, niais dans VHhtoire du ptélal , p»r M. de Bausset. Elle si néce»sa ie, ici, à cause des lettres inédi-

|UI MHVenl.)

Paris [avant lo IV], octobre IGSV.

Je viens d'apprendre, par M Sauveur (6-2), que .M. de Cordemoy (03), était fort malade, el qu'il y avait bien du péril en son mal. J'en suis dans la plus grande peine du mon le. ayant pour lui beaucoup d'estime et d'amitié. J'écris h M. Bossuet (G'O de m'en mander des nouvelles. Je ne doute pas que vous n'en ave/, une grande douleur, sachant l'amilie que vous avez pour lui. En vérité , vous êtes bien à plaindre; car vous venez de perdre M. l'abbé de Saint-Luc (G5) ; et il n'y a guère que vous avez perdu M. l'abbé de Vares (G6). Personne au monde ne s'intéresse tant que moi à votre déplaisir, d'autant plus qce je connais, mieux que personne, le fond de votre amitié, et que je connaissais le mérite de M. l'abbé de Saint- Luc, el l'amitié et rattachement qu'il avait pour vous. Je vous supplie de croire que je mm: -vivement voire déplaisir et votre

inqu étude sur le mal du pauvre -M. de Corderuoy. Laites-moi la justice d'être bien persuedé (pie rien ne peut m'être plus sensible toutes les choses qui vous touchent, et personne ne vous honore tant que

que que moi.

LETTRE XL d'axtoixe bossuet au grand coxdé.

(Archives île la maison de Condé.) // vient de quitter Géraud de Cordemoy, à l'a-

en môme temps, la lettre, de Condé. J'ai, (mandaitil au prélat), j'ai assuré M. l'abbé Iienaudol que celle lettre [de M. le Prince] était fort inutile, et que vous éiiez autant bien disposé à son égard qu'il le pouvait souhaiter. Toutefois, puisqu'elle est écrite, il a fallu vous renvoyer. [Œuvres de Bossuet, t. XI.) La lettre inédite de Bossuet, que nous publions ici, est sa réponse an prince de Condé , dont la lettre au prélat n'e-i point venue jusqu'à nous.

(62) Josc|)l) Sauveur , géomètre célèbre, chargé d'enseigner les mathématiques aux paires de la Dauphiue. (Estât de la France, par N. Beso.ng.ne, 1084, t. I, 46H).

(05) Géraud de Cordemoy, placé par Bossuet au- P'ès du Dauphin , en qualité ue lecteur. 11 fut de rAcadémie française. (Estai de la France, 1082, t. !. V.A.)

(01) Antoine Bossuet , frère de l'évèque de \\.

[Hh\ Bossnet, le 23 octobre 1084, mandant à Rance la mort de l'abb d'Lspinay Saint-Luc , lui di-aii . i n cheviil l n jeté par tore si rudement qu'il en est mort, uni heure après, à trente-quatre uns. lia pris, d'abord, sa résolution, n'a songé qu'à se confes-

gonie. — Remerciment au prince d'une

grâce récente.

Paris, samedi, ik octobro 1G8V, à minuit (67) Monseigneur,

J'ai un compte bien triste à rendre à V. A. S., pour obéir à ses ordres, touchant la maladie de M. deCordemoy . Il avait passé la journée a>sez doucement pour donner un peu d'espérance. Mais, depuis les neuf heures du soir, il est tombé dans un état tel qu'on n'ose plus s'en rien promettre, Je viens de le quitter à minuit ; il parle encore, et il connaît, mais il parait épuisé. Ce n'est pas sans douleur que je rends compte à V. A. S. d'une mauvaise nouvelle à laquelle Elle prend part avec tant de bonté.

Je ferai tenir à mon frère la lettre que V. A. S. lui a fait l'honneur de lui écrire (G8).

Il a plu, Monseigneur, à

Mgr

le duc de

nous faire espérer, à l'occasion de la mort de M. Basin (G9), la continuation des mêmes bienfaits que V. A. S. nous avait accordés. J'en suis pénétré de reconnaissance; el je serai, toute ma vie, avec une fidélité inviolable, deV. A. S.,

Monseigneur, le très-humble, très-obéissant et très-obligé serviteur, Bossuet (Antoine).

d'antoixe bossuet au graxd condé.

(Archives de la maison de Coiidé.)

Paris, octobre lG8k. (Postérieure au

14, antérieure au llî.) Monseigneur, Le mauvais état de la maladie de M. de Cordemoy, dont j'eus l'honneur de rendre compte a V. A. S., eut bientôt la suite funeste que V. A. S. a su. Je n'ose lui en rien dire davantage ; et je me contente de prier M. de La Bruyère de le lui faire savoir. Le défunt laisse cinq [ils, parmi lesquels il y en a qui seront capables de continuer son ouvrage (70), au jugement de M. d'Ormesson

ser, et Dieu lui en a fait la grâce. (BossrtT , Lettre à llancé, 2o octobre 1084, t. XI, col. 5)30.

(00) L'abbé de Vares était mort le 28 septembre précédent. L'abbé d'Espinay Saint-Luc , qui l'avait assisté à la mort, avait mandé., le même j ur, a Bossuet : On n'a pas , assurément, d'affliction plus sensible en celte vie el rien ne doit plus servir à nous en détacher. (Bossuet, éditonMigne, i. XI, col. 1020.) Aqir Iques jours de là , l'abné d'Espinay Saini-Lie; tombait de cheval, et mourait une heure après (comme on l'a vu, dans la note précédente.)

(07) L'Histoire de l'Académie française et la Biographie universelle ont, par erreur , daté celle mort du huit octobre.

(6tf) C'est la lettre qui précède celle-ci.

(09) Cl.tude Basin, seigneur de Bedons .conseiller d'Etat, mort le 14 octobre 1684.

(70) Géraud de Cordemoy avait entrepris , sur V Histoire de France, un travail qui, conduit jusqu à la (in de la deuxième race (9«7j , fut 'interrompu p;ir sa mort. L'abbé Louis de Cordemoy , l'aîné de ses cinq (ils, aya.it été charge , grâce aux r< couimaudatioiis de Bossuet, de le publier,, l'ouvrage, intitulé : Histoire de France , depuis le lemvs des G'^u-

LETTRES DifEUSE9.

et de M Flmiry (71). Je rends très-humbles grâces h V. A. S., Monseigneur, des nouvelles assurances qu'elle a la bonté de. m.-, donnerde sa protection. Mon frère me mandé qu'il va témoigner sa gratitude à V. A. S. et à Mgr le duc des nouvelles obligations que nous vous avons, et qu'il prendra la liberté de vous présenter mes (ils (72). Il est temps qu'ils connaissent leurs bienfaiteurs; et j'ose assurer V. A. S. qu'ils seront, avec la même fidélité et avec le môme profond resp'ct que je suis,

Monseigneur, etc. [Antoine] Bôssuet

LETTRE XIII

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